Les ingénieurs de Montréal, en grève, manifestent

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Les ingénieurs ont convergé vers l'hôtel de ville où ils ont démoli des casques de construction pour symboliser la Ville de Montréal qui tente de les écraser, a dit leur président André Émond.

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Plus de 250 ingénieurs de la Ville de Montréal en grève depuis minuit manifestent ce matin devant l'hôtel de ville.

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« Gardons la mainmise sur nos projets », ont notamment scandé les ingénieurs de Montréal pour dénoncer le recours croissant au privé.

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« Le maire Denis Coderre détruit l'expertise interne. Il fait la même erreur que l'administration précédente. On ne peut pas le laisser faire comme s'il n'y avait pas eu de commission Charbonneau », a lancé le président du syndicat des ingénieurs, André Émond, chaudement applaudi par ses membres.

Sifflet au bec, ils ont déambulé le long du chantier de la rue Saint-Denis tôt mardi matin en cette première journée de grève. « Gardons la mainmise sur nos projets », ont-ils notamment scandé pour dénoncer le recours croissant au privé.

Les scientifiques ont ensuite convergé vers l'hôtel de ville où ils ont démoli des casques de construction pour symboliser la Ville de Montréal qui tente de les écraser, a dit leur président André Émond.

Ils arborent des chandails noirs sur lesquels ils ont écrit la mention « sans convention collective depuis 2011 ».

Sans contrat de travail depuis plus de 5 ans, les ingénieurs ont décidé de débrayer pour protester contre les demandes de la Ville à la table de négociation. Montréal veut leur imposer une baisse de 9 % de leur rémunération, dit le syndicat.

Le syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive regroupe 440 membres, principalement des ingénieurs.

Leur débrayage paralyse la moitié des chantiers présentement en cours (28 sur 54). Montréal prévoit aussi reporter le début de certains travaux.

Le déclenchement de cette manifestation survient alors que Montréal célèbre aujourd'hui son 374e anniversaire.

Réaction du maire

Le maire Denis Coderre a dit espérer un règlement rapide. «On a toujours souhaité la négociation. On a été capables de négocier avec les architectes, avec les cols blancs qui n'avaient pas de convention depuis plusieurs années. Alors on a bon espoir de trouver une solution», a-t-il dit.

L'élu ne se dit pas inquiet de voir la moitié des chantiers paralysés par la grève alors que Montréal essaie de mettre les bouchées doubles pour rattraper l'important retard dans l'entretien de ses infrastructures. «Ce n'est pas une question d'être inquiet. On ne paniquera pas.»

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