Bouteille d'eau: l'industrie suit de près les intentions de Montréal

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Sidhartha Banerjee
La Presse Canadienne

Une mention au passage du maire de Montréal sur le fait que les bouteilles d'eau en plastique représentent le prochain élément sur la liste des gestes de protection de l'environnement de la Ville a attiré l'attention de l'industrie.

Après avoir décidé d'interdire les sacs de plastique d'ici 2018, le maire Denis Coderre n'a pas annoncé d'intention ferme sur la question des bouteilles.

Mais M. Coderre a récemment dit que le débat sur les bouteilles de plastique était important.

L'Association canadienne des boissons, qui représente des acteurs importants tels que Coca-Cola, Pepsi et Nestle, a embauché un lobbyiste pour ses communications avec la Ville de Montréal.

Martin-Pierre Pelletier a dit ne pas croire qu'interdire les bouteilles d'eau était la solution, laissant entendre que cela ne ferait seulement que restreindre les choix des consommateurs.

M. Pelletier a affirmé que la perception selon laquelle les gens privilégient l'eau en bouteille plutôt que l'eau du robinet n'est pas juste, soutenant que 91 pour cent de ceux qui boivent de l'eau en bouteille se servent au robinet à la maison.

« L'eau en bouteille n'est pas en concurrence avec l'eau du robinet, elle est en concurrence avec d'autres boissons », a-t-il fait valoir.

L'industrie souhaite voir la Ville privilégier une solution de recyclage, estimant qu'elle récupère actuellement environ 70 pour cent des bouteilles de cette manière.

Les bouteilles de plastique sont faites de polyéthylène téréphtalate (PET), une matière entièrement recyclable et réutilisable dans la fabrication de bouteilles d'eau, a dit M. Pelletier.

« Plutôt que de bannir un produit qui est sain et pratique, nous croyons que le temps et les efforts devraient être occupés à augmenter les espaces publics pour le recyclage », a affirmé le lobbyiste.

Plus de 80 villes canadiennes restreignent l'usage d'eau en bouteille, incluant Montréal. La plupart des restrictions touchent les activités dans des édifices municipaux, mais à Toronto, elles s'étendent aux parcs, installations et centres communautaires. Plusieurs établissements postsecondaires font de même.

En 2013, la ville de Concord, dans l'État du Massachusset, a adopté un règlement interdisant la vente de bouteilles d'eau d'un litre ou moins, ce qui en ferait la première municipalité des États-Unis à agir de la sorte.

À la fin 2014, San Francisco est devenue la première grande ville des États-Unis à bannir la vente de bouteilles d'eau dans les espaces publics, avec certaines exceptions telles que les événements sportifs.

Emma Lui, du Conseil des Canadiens, a affirmé que son organisation s'opposait aux bouteilles d'eau pour plusieurs raisons, dont celle de l'impact environnemental de l'usage, de la fabrication et du transport du produit.

Dans certains cas, la bouteille est la seule option. Mme Lui a donné l'exemple de communautés autochtones reculées où l'eau potable n'est pas disponible.

« Mais dans les endroits comptant sur de l'eau propre à la consommation et des infrastructures solides de traitement des eaux usées, nous estimons que l'eau en bouteille n'est pas un besoin ou une nécessité », a-t-elle indiqué.

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