Une élue d'Outremont visée par une plainte en déontologie

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Jacqueline Gremaud, conseillère d'arrondissement d'Outremont

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Une élue d'Outremont, Jacqueline Gremaud, fait l'objet d'une plainte en déontologie pour avoir voté à trois reprises sur un projet controversé sans dévoiler que son mari possède un condominium dans un immeuble voisin dont la valeur risque d'être modifiée. La conseillère d'arrondissement se défend de s'être ainsi placée en conflit d'intérêts et affirme avoir consulté le conseiller en éthique de Montréal.

Le ministère des Affaires municipales a reçu le 30 juin dernier une plainte contre l'élue alléguant que celle-ci aurait contrevenu au code d'éthique des membres des conseils d'arrondissement de Montréal. Le plaignant, qui n'est pas identifié, estime qu'elle aurait dû dévoiler son intérêt pécuniaire dans le dossier controversé à Outremont que représente la vente d'un terrain municipal à une coopérative afin d'y aménager des logements sociaux. Son conjoint, Éric Gagnon, est en effet propriétaire d'une unité dans un immeuble de condos voisin du terrain en question.

Selon le plaignant, la réalisation du projet de logements sociaux risque d'avoir un « effet négatif sur la valeur des condominiums situés au 950 Champagneur ». À l'inverse, l'aménagement d'un espace vert comme le souhaitent les opposants pourrait avoir un effet positif sur la valeur de l'immeuble.

En entrevue à La Presse, Mme Gremaud se défend d'avoir contrevenu à son code d'éthique en intervenant ainsi à trois reprises dans ce dossier. Au contraire, elle dit avoir validé ses démarches à trois reprises auprès du conseiller à l'éthique de la Ville de Montréal, Me Guy Gilbert. L'élue assure qu'elle n'est pas opposée au projet de logements sociaux, mais qu'elle souhaite préserver le « charme bucolique » d'Outremont.

L'avocat de l'élue a présenté en août une requête en irrecevabilité pour faire tomber la plainte traitée par la Commission municipale du Québec (CMQ). Dans une récente décision, ce tribunal administratif a décidé de maintenir la cause, puisque celle-ci n'apparaissait pas « abusive, frivole ou manifestement mal fondée ». Mme Gremaud indique que les résultats de l'enquête de la CMQ devraient être connus en mars.

Les tensions sont importantes au conseil d'Outremont depuis plusieurs mois. Mme Gremaud avait été élue dans le parti de la mairesse Marie Cinq-Mars, Équipe conservons Outremont, mais elle a claqué la porte en mai 2014.

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