Eaux usées: la moitié de l'intercepteur remis en marche

La Ville de Montréal avait annoncé qu'elle n'avait... (Photo fournie par la Ville de Montréal)

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La Ville de Montréal avait annoncé qu'elle n'avait d'autre choix que de fermer l'intercepteur sud-est pour une période maximale de sept jours pour procéder à des travaux.

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Le déversement d'eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent sera vraisemblablement de moins grande ampleur que prévu. La Ville de Montréal a annoncé tard ce soir la remise en service de 17 des 30 kilomètres de l'intercepteur sud-est. Par conséquent, toutes les eaux usées qui proviennent du territoire situé à l'est de la rue Joliette seront traitées à compter de maintenant.

Le territoire à nouveau desservi par l'intercepteur comprend donc une partie de l'arrondissement Hochelaga-Maisonneuve et la totalité de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies, ainsi que celui de la ville défusionnée de Montréal-Est.

Les eaux usées provenant de l'ouest de la rue Joliette jusqu'à l'arrondissement Lachine sont toujours rejetées dans le fleuve sans aucun processus de filtration.

Les intercepteurs sont d'immenses conduites qui ceinturent l'île de Montréal. En temps normal, l'intercepteur sud-est dirige le tiers des eaux usées de l'île vers la station d'épuration située à la pointe de l'île de Montréal.

La Ville de Montréal avait annoncé qu'elle n'avait d'autre choix que de fermer l'intercepteur sud-est pour une période maximale de sept jours pour procéder à des travaux. Conséquences : huit milliards de litres d'eaux usées seraient directement rejetés dans le fleuve Saint-Laurent au cours de cette période.

Pendant l'assèchement complet du tuyau, les eaux usées se vidaient via 24 conduites comprises entre LaSalle et Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles. Elles sont en général situées à une distance de 30 à 50 mètres des berges.

Cette annonce vient maintenant changer la donne.

Depuis mardi après-midi, des ouvriers s'affairent détacher des «cintres» dans l'intercepteur, des structures de bois et d'acier qui ont été installées temporairement en 1997 et qui sont dans un état de détérioration avancée. Selon la Ville de Montréal, ils menacent de se détacher dans l'intercepteur et d'endommager les convoyeurs et les pompes de la station d'épuration, ou encore de provoquer la formation d'embâcles dans le réseau. À 16 h vendredi après-midi, 39 des 56 cintres avaient été retirés. Environ 25 ouvriers travaillent dans l'égout surdimensionné pour inspecter, réparer et nettoyer les sédiments et débris accumulés.

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