Bonne note pour la cuisine de rue à Montréal

Les camions de cuisine de rue sont vidés... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Les camions de cuisine de rue sont vidés tous les soirs, débranchés et leurs frigos sont nettoyés. Plusieurs estiment qu'ils sont ainsi plus propres que certains restaurants.

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Vous craigniez que les tacos, sandwichs au porc effiloché et poutines au foie gras que servent les camions de rue ne soient faits à la bonne franquette, sans respecter les normes d'hygiène minimales ?

Détrompez-vous. Malgré de nombreuses infractions, le plus souvent mineures, les camions de rue qui sillonnent les rues de Montréal depuis trois ans travaillent généralement dans les règles de l'art. 

C'est ce qu'on apprend à la lecture des rapports du Service de l'environnement et de l'inspection des aliments de la Ville de Montréal pour les étés 2013 et 2014. Les inspecteurs ont rarement trouvé des cas de malpropreté. Un cas d'excréments de rongeurs et un de mouches mortes dans un frigo sont rapportés. Les serveurs et cuisiniers ont aussi parfois oublié de mettre leur filet à barbe ou d'enlever leurs bijoux et il manquait parfois de savon pour se laver les mains ou d'eau chaude. Des infractions, certes, mais rien de comparable à ce que les inspecteurs voient parfois dans les restaurants et qui couperait l'appétit du plus gourmand des mangeurs. 

« Le bilan est positif, confirme Geneviève Dubé, de la Ville de Montréal. Nous avons reçu très peu de plaintes concernant les camions de cuisine de rue. » 

Cette bonne note ne surprend pas Gaëlle Cerf, fondatrice de l'Association des restaurateurs de rue du Québec, qui compte une cinquantaine de membres.

«Les camions sont généralement beaucoup plus propres que les restaurants, car ils sont vidés tous les soirs. Ils sont débranchés et les frigos sont lavés au complet.»

Gaëlle Cerf,
fondatrice de l'Association des restaurateurs de rue du Québec

95 rapports

Un point négatif, et pas le moindre : une importante partie des infractions concernent des aliments conservés à température inadéquate, ce qui représente un danger pour la santé des consommateurs. 

Des 95 rapports remplis par les inspecteurs de la Ville de Montréal pour les étés 2013 et 2014, 37 ont au moins une infraction liée à la température des aliments. 

Les exploitants de camions ont tous reçu une formation sur la manipulation des aliments, explique Gaëlle Cerf, et il y a toujours à bord un gestionnaire qui a aussi reçu cette formation. « La conservation adéquate des aliments est un défi que doivent relever tous les restaurateurs, précise Gaëlle Cerf, et les camions n'y échappent pas. »

Cette année, 32 camions ont servi des clients dans six arrondissements montréalais ainsi que lors d'événements spéciaux et festivals. Ils le font toujours : la cuisine de rue est présente dans les rues de Montréal jusqu'au 31 octobre. 

- Avec Serge Laplante

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