Surveillance externe des chantiers: Coderre demande des «explications»

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Denis Coderre

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L'administration Coderre a réagi timidement, ce midi, au dernier rapport du Bureau de l'inspecteur général (BIG), dans lequel des manquements si «graves» dans l'exécution de travaux de pavages à Montréal-Nord ont été révélés qu'il a suspendu sur le champ le contrat de 3,45 millions.

Hier, l'inspecteur général Denis Gallant a par ailleurs recommandé au conseil municipal de mettre en demeure l'entrepreneur Demix Construction, en plus de montrer du doigt SNC-Lavalin, le surveillant du chantier au nom de la Ville de Montréal.

«À la suite du dépôt du rapport de l'Inspecteur général, j'ai demandé au directeur général de la Ville de Montréal, ainsi qu'au contrôleur général, des explications quant au rendement des surveillants externes des chantiers montréalais», a déclaré le maire de Montréal, Denis Coderre, dans un communiqué. «Nous sommes à analyser les constats énoncés dans ce rapport et un plan d'action est en élaboration», a-t-il ajouté.

Travaux d'asphaltage bâclés

Demix Construction (division de Holcim Canada) a remporté en juin un contrat de 3 459 339$ pour réparer des rues dans les arrondissements d'Anjou et de Montréal-Nord. Ce contrat a été accordé dans le cadre d'un nouveau programme de l'administration Coderre qui vise à refaire la surface des rues locales les plus mal en point à raison de 50 millions par année (PCPR). Le but est de prolonger la durée de vie de ces rues de 7 à 12 ans.

En mars dernier, SNC-Lavalin a remporté le contrat de services professionnels pour assurer la surveillance des travaux exécutés dans le cadre de ce programme. Le contrat est d'une valeur de 2,97 millions.

Après avoir découvert une «incongruité» dans la soumission de Demix Construction, le BIG a dépêché un ingénieur sur le chantier situé sur les rues Prieur et Monselet le 17 septembre. Ce dernier avait pour mandat de s'assurer que les défauts de surface et de profondeur, qui nécessitent deux types d'interventions distinctes, étaient adéquatement réalisés.

«Les constats observés par le Bureau de l'inspecteur général sont sans équivoque. Aucune correction en profondeur n'a été effectuée par l'entrepreneur alors que l'état de la surface après le planage de la rue le requérait. La quantité de travaux de correction de surface est insuffisante. Confronté au devis, le surveillant responsable de SNC-Lavalin admet finalement que ce genre de défaut doit être réalisé par des corrections en profondeur», peut-on lire dans le rapport du BIG

Le surveillant responsable de SNC-Lavalin ajoutera cependant «que l'information qu'il avait reçue «des concepteurs» de la Ville est que le but du PCPR n'était pas de corriger la fondation». Il dit que le PCPR, «c'est pour patcher pour une durée de 4 ou 5 ans» avant que des travaux majeurs soient lancés par la Ville pour refaire la fondation», relate le BIG dans son rapport.

Questionnée par le BIG, la directrice des infrastructures de la Ville a nié formellement que de telles instructions aient pu être données.

«Le poste d'Inspecteur général a été créé pour assurer l'intégrité de l'appareil municipal et, par ses pouvoirs d'enquête, il a le pouvoir de mettre en lumière les manquements graves dans l'exécution des contrats. Nous avons un autre exemple aujourd'hui que cela fonctionne», a aussi déclaré le maire Coderre dans son communiqué.

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