Des chevaux mis au repos à huit reprises en raison de leur état de santé

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La Ville remarque une amélioration de la santé des chevaux depuis 2012.

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Des chevaux de calèche ont dû être retirés des rues de Montréal à huit reprises depuis le début de l'été en raison de leur état de santé, tandis qu'une jument est sous étroite surveillance en raison de son poids jugé trop faible. Malgré ces inquiétudes, le vétérinaire de la Ville note une grande amélioration de la santé des bêtes montréalaises depuis 2012, année où des inspections régulières ont été imposées.

L'administration Coderre a rendu public en fin de journée jeudi l'état de santé des 56 chevaux tirant les calèches qui sillonnent le Vieux-Montréal. Le maire voulait ainsi faire taire les critiques entendues depuis un incident survenu le 15 juillet.

La chute de la jument Marilyne sur une plaque d'acier avait semé l'émoi chez les amants des bêtes, plusieurs réclamant l'abolition des calèches, dont la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA). Le rapport du vétérinaire indique que Marilyne a été mise au repos quatre jours parce qu'elle boitait.

Plusieurs retraits

Ces retraits ne sont pas rares. Dans le rapport, on apprend que la jument Princesse a dû être retirée de la circulation à deux reprises depuis le début de la saison. Le 9 juillet, un vétérinaire décidait de lui accorder une semaine de congé en raison de sa température corporelle et de sa respiration jugées «trop élevées». La jument avait également été retirée le 22 mai pour une durée non précisée parce qu'elle boitait.

Nicky aussi a été mise au repos à deux reprises depuis le début de la saison. Le 18 juin, la jument avait été retirée en raison d'une plaie à la hanche. Lors de l'inspection suivante, le vétérinaire demandait à nouveau son retrait pour que son ferrage soit refait.

Le cheval Romain a quant à lui été retiré pendant 14 jours parce qu'il boitait et qu'il présentait des signes de tachycardie (rythme cardiaque trop rapide).

Le vétérinaire a aussi servi un avertissement au propriétaire de Doudoune: la jument doit avoir pris du poids d'ici à la prochaine inspection, «sinon son permis sera coupé». Une vérification menée au début du mois de mai avait également inquiété le clinicien qui avait indiqué dans son rapport que l'animal devait prendre du poids. À l'inverse, le cocher responsable de la jument Kate a reçu des conseils parce que la bête présente un surplus de poids.

Parmi les autres problèmes de santé soulevés, le rapport indique qu'un mélanome a été trouvé sous la queue de la jument Mimi lors d'une inspection faite le 6 mai.

Améliorations depuis 2012

Montréal a resserré sa surveillance des chevaux de calèche en 2012 en imposant des inspections régulières par un vétérinaire. À l'époque, «l'état physique d'une grande proportion des chevaux était mauvais, avec des problèmes récurrents de plaies, de boiterie et de difficultés respiratoires».

Le clinicien note depuis une grande amélioration. «Nous devons sanctionner moins souvent que dans le passé les propriétaires de chevaux malgré le fait que les examens soient plus sévères», écrit-il.

Le vétérinaire affirme que sept tournées d'inspection ont eu lieu depuis mai, qui marque le début de la saison des calèches.

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