Autopartage électrique: Montréal se défend d'exclure des entreprises

La principale entreprise d'autopartage du monde, car2go qui... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

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La principale entreprise d'autopartage du monde, car2go qui est bien implantée à Montréal, craint d'être exclue en raison des critères trop serrés retenus par la métropole pour le futur service d'autopartage électrique.

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L'administration Coderre se défend de vouloir exclure des entreprises de son projet d'implanter des véhicules électriques en libre-service. Le responsable des transports, Aref Salem, indique que les critères mis de l'avant pourraient être assouplis au terme de l'appel d'intérêt.

La Ville de Montréal a réagi ce matin à un article de La Presse évoquant les critiques envers le projet d'autopartage visant à implanter 1000 voitures électriques d'ici 2020 dans la métropole.

L'entreprise Car2Go craint d'être exclue en raison de trois critères énoncés dans l'appel d'intérêt international, notamment le fait que les voitures utilisées doivent avoir une autonomie de 150 km.En point de presse, Aref Salem précise que ces critères visent simplement à assurer un minimum. En précisant une autonomie souhaitée, Montréal dit vouloir que le service soit accessible à tous les Montréalais, même s'ils habitent loin du centre-ville.

«On veut que les Montréalais qui habitent par exemple à l'Île-Bizard ou Pierrefonds aient ce service», a souligné M. Salem.

Exiger une autonomie plus grande permettra d'éviter que les voitures doivent constamment être rechargées, a ajouté l'élu. «On sait que les voitures font 12 à 15 km par trajet. Alors si on prend 150 km d'autonomie, c'est neuf trajets avant d'avoir à brancher la voiture : l'idée est là, on veut cette autonomie», a-t-il ajouté.

Reste que si les entreprises participant à l'appel d'intérêt démontrent qu'exiger une autonomie de 150 km est trop restrictif, le responsable des transports assure que ce critère pourra être révisé. Il dit aussi vouloir rester ouvert aux avancées technologiques qui promettent de prolonger l'autonomie des voitures d'ici un à deux ans.

Bolloré favorisé, estime Projet Montréal

L'opposition à l'hôtel de ville doute toutefois que Montréal ait bien l'intention d'assouplir ses critères. L'élu Guillaume Lavoie, de Projet Montréal, croit plutôt que l'appel d'intérêt a été écrit pour favoriser le groupe Bolloré, entreprise française gérant Autolib' à Paris, puisque sa voiture correspond précisément aux critères de Montréal.

«Je me pose juste une question : est-ce un appel d'intérêt écrit pour Bolloré ou par Bolloré ?» a soulevé Guillaume Lavoie, conseiller municipal de Projet Montréal.

L'administration Coderre se défend de favoriser Bolloré, dont la voiture est l'une des rares sur le marché à correspondre aux critères de l'appel d'intérêt. «Est-ce qu'on est à privilégier quelqu'un ? Certainement pas.» Il ajoute qu'«aucune entreprise n'est exclue, elles sont toutes les bienvenues.»

Projet Montréal critique aussi le fait que Montréal demande à ce que le système de déverrouillage des voitures soit compatible avec la carte Opus utilisée par la STM. L'élue Érika Duchesne estime que cette technologique sera vite désuète alors que les paiements se déplacent vers les téléphones cellulaires. «Est-ce qu'on va encore prendre la carte Opus pour prendre les voitures du monopole du maire Coderre en 2019 ? Ça serait bizarre.»

Critères de Montréal

1000 véhicules

GPS intégré

Compatibilité avec la carte Opus

La vitesse maximale doit dépasser les 40 km/h

Autonomie de 150 km en été

Voitures 4 occupants « préconisées »

Homologation de Transports Canada

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