La Société des ponts demande le retrait d'un chauffeur de navette

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L'estacade, qui est normalement utilisée chaque jour par des centaines de cyclistes, est interdite aux vélos depuis le 6 juillet, en raison de travaux majeurs.

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Bruno Bisson
La Presse

La société fédérale Les Ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporée (PJCCI) a demandé à un sous-traitant de retirer un de ses chauffeurs du service de navettes implanté sur l'estacade du pont Champlain, à la suite d'un incident survenu dimanche sur cette structure fédérale.

Charles O'Connor, un témoin de la scène qui était dans la navette avec sa conjointe, a affirmé à La Presse que le conducteur de l'autobus a délibérément bloqué le passage à un cycliste qui venait en sens inverse sur l'estacade, vers 17h dimanche, pour l'empêcher de poursuivre son chemin en direction de la Voie maritime.

«Nous étions cinq passagers dans la navette et nous roulions en direction de l'île des Soeurs quand on a vu un cycliste qui venait en sens inverse, même si c'est fermé. Le chauffeur a tassé son véhicule pour se mettre dans le même axe. Le vélo s'est tassé, et le chauffeur s'est replacé en face de lui.

Quand ils se sont arrêtés, il ne restait que quelques pouces de distance entre eux», a-t-il raconté à La Presse. M. O'Connor s'est dit «choqué» par le comportement du chauffeur et son attitude après qu'il le lui eut reproché en termes clairs. «Il n'avait absolument pas l'air de croire qu'il avait failli causer une collision.» Le cycliste a poursuivi son chemin.

La directrice des communications de la société PJCCI, Julie Paquet, a indiqué à La Presse, jeudi, que la version de l'incident livrée par le chauffeur différait sensiblement de celle de M. O'Connor. «On nous a plutôt parlé d'une altercation verbale, dit-elle. Mais nous avons quand même demandé que ce chauffeur ne soit plus affecté au service de navettes.»

Mme Paquet ajoute que la société PJCCI a demandé à son sous-traitant de rappeler à ses chauffeurs que leur responsabilité première était de transporter des personnes en toute sécurité d'un côté à l'autre de l'estacade, «et non pas de jouer à la police».

L'estacade, qui est normalement utilisée chaque jour par des centaines de cyclistes, est interdite aux vélos depuis le 6 juillet, en raison de travaux majeurs.

Pour permettre aux cyclistes de passer de l'île des Soeurs à la Voie maritime, PJCCI a instauré un service de navettes par autobus en continu, qui assure la traversée de l'estacade, avec vélo, entre 6h et 22h.

Mme Paquet reconnaît qu'il y a tout de même, à l'occasion, des délinquants malgré les affiches et barrières installées aux extrémités de l'estacade.

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