Le Grand Prix du Canada écorché par l'équipe de Québec solidaire

À droite, la députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques à l'Assemblée... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE)

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À droite, la députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques à l'Assemblée nationale, Manon Massé.

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE

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La Presse Canadienne
Montréal

Le Grand Prix du Canada emballe les uns et horripile les autres.

Alors que les amateurs de Formule 1 sont aux anges à l'idée d'assister aux essais libres, aux qualifications et bien sûr à la course, les députés de Québec solidaire, eux, sont scandalisés par cette grand-messe annuelle qui est, à leur avis, devenue le «festival du sexisme».

Dans un communiqué publié samedi, ils écrivent que plusieurs des spectateurs sont là non seulement pour voir les bolides s'élancer sur le Circuit Gilles-Villeneuve mais aussi pour faire du tourisme sexuel dans la métropole.

Ces élus soutiennent que le «corps des femmes y est présenté et utilisé comme un objet de consommation».

Ils poursuivent en indiquant que «la demande pour les services de prostitution augmente et la quantité de danseuses et d'escortes se multiplie» à l'occasion du Grand Prix.

Ils s'insurgent de voir que de «nombreux distributeurs font la promotion de leurs produits et services en utilisant le corps des femmes comme outil publicitaire pour attirer les consommateurs masculins potentiels».

La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques à l'Assemblée nationale, Manon Massé, juge que, dans les circonstances, il ne faut surtout pas «demeurer les bras croisés».

Mme Massé, qui est la porte-parole de son parti en matière de condition féminine, soulève également une question et elle se charge même d'émettre une piste de réponse. «Pourquoi le gouvernement n'agit-il pas? Probablement parce que les retombées économiques de la F1 sont plus importantes pour lui que la sécurité et la dignité des femmes», avance-t-elle.

La porte-parole parlementaire de Québec solidaire, Françoise David, reconnaît, toutefois, que cet enjeu représente un sacré casse-tête.

«Je ne prétends pas du tout que ce soit simple. Je pense que le »livre de recettes» n'est pas écrit mais, déjà, si on pouvait accepter d'y réfléchir, ce serait un début», souligne-t-elle.

Mme David ajoute que la complexité du dossier ne doit pas excuser l'immobilisme de la classe politique.

«Il faut que ça arrête d'être vu par tellement de gens comme la fin de semaine où on a la possibilité d'exploiter tant de femmes et parfois même des mineures», martèle-t-elle.

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