Des poules dans les jardins communautaires d'Hochelaga-Maisonneuve

Si le projet de règlement est adopté, les... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Si le projet de règlement est adopté, les poules seront autorisées à compter de juillet. Par la suite, les poules seront permises chaque année de mai à septembre. L'automne venu, les directions des jardins communautaires devront confier les poules à un éleveur ou un refuge. Il sera interdit de les abattre.

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Des poules pourront bientôt caqueter dans l'est de Montréal. L'arrondissement Hochelaga-Maisonneuve veut permettre dès cet été à huit jardins communautaires d'aménager des poulaillers pouvant accueillir cinq poules pondeuses. Le conseil municipal doit se prononcer mardi soir pour modifier la réglementation locale.

Pour l'instant, il n'est pas question de permettre aux résidants d'en accueillir dans leur cour. « On n'est pas rendus là », a déclaré le maire de l'arrondissement, Réal Ménard. « Mais si une institution ou une entreprise qui a un terrain qui correspond aux normes, on pourra étudier la possibilité. »

Si le projet de règlement est adopté, les poules seront autorisées à compter de juillet. Par la suite, les poules seront permises chaque année de mai à septembre. L'automne venu, les directions des jardins communautaires devront confier les poules à un éleveur ou un refuge. Il sera interdit de les abattre.

Et les oeufs? Ils ne pourront pas être vendus, mais ils seront propres à la consommation. « L'arrondissement ne va pas réglementer l'usage des oeufs », a précisé la conseillère Laurence Lavigne-Lalonde. « On veut créer des liens avec les enfants et les camps de jour. Une des idées qui a été lancée est de mettre sur pied des ateliers de cuisine pour les enfants. »

Franz Charneux, du jardin communautaire Souligny, milite depuis trois ans auprès du conseil municipal pour permettre l'élevage des poules dans son quartier. L'été dernier, il a mené un projet-pilote qu'il qualifie d'immense succès. « L'accueil fut très positif. La faune en ville, ça ne devrait pas se résumer à des chats, des chiens, des écureuils et des mouettes », dit l'homme qui souhaite amener un « brin de campagne » dans l'arrondissement où il vit depuis 6 ans.

Les frais devront être déboursés par les membres des jardins communautaires. « Une poule coûte environ 8 $, un sac de moulée 10 $ et nous avons réaménagé une vieille remise, donc les coûts ne sont pas très élevés », dit M. Charneux.

Prochaine étape? Convaincre les autorités du bien fondé d'avoir une ruche éducative. « Les gens ont peur quand on leur parle d'abeilles or, ce sont les guêpes qui piquent. »

Les poules ont été interdites à Montréal par le maire Jean Drapeau en 1967. Elles sont réapparues en 2011 dans l'arrondissement Rosemont-La-Petite-Patrie dans le cadre d'un projet éducatif de l'organisme la Maisonnette des parents.

Les villes de New York, Chicago, Seattle et Vancouver permettent l'élevage de poules en ville.

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