Des mesures de Luc Ferrandez mettent en colère le petit Laurier

Des commerçants du petit Laurier, sur le Plateau... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE)

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Des commerçants du petit Laurier, sur le Plateau Mont-Royal, ont fait une grève d'une heure samedi pour dénoncer des mesures mises de l'avant par le maire de l'arrondissement Luc Ferrandez.

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La Presse

Des commerçants dans le petit Laurier, sur le Plateau Mont-Royal, ont fait une grève d'une heure samedi midi en compagnie de résidants et de professionnels du quartier pour dénoncer les mesures d'apaisement de la circulation et l'imposition d'une nouvelle vignette par le maire d'arrondissement, Luc Ferrandez.

Dès midi, des commerçants de l'avenue Laurier, entre les rues de Brébeuf et Papineau, ont fermé leurs portes. Devant le Frites Alors !, les clients qui souhaitaient casser la croûte se faisaient répondre de revenir dans une heure.

André Piché, propriétaire de la fromagerie Maître Corbeau, distribuait du fromage en grains tout en échangeant avec les résidants sur les problèmes du quartier.

« La vignette, c'est une nouvelle taxe déguisée ! Et on n'a pas plus de services ou de stationnement », s'est-il insurgé. Depuis la mi-avril, l'arrondissement a créé des zones de stationnement réservé aux détenteurs de vignettes dont le coût annuel est de 160 $.

« Les taxes ont augmenté, et maintenant, les vignettes ! Ça suffit, on n'est pas riches. Regardez autour de vous, voyez-vous des Ferrari ? », commente une résidante.

En plus des vignettes, une nouvelle signalisation a été installée aux coins du boulevard Saint-Joseph et de la rue Chambord ainsi que de la rue Fabre obligeant les voitures à tourner à droite, vers l'ouest.

« C'est devenu un vrai labyrinthe, c'est l'enfer ! », a déploré une autre résidante, Nicole Dumoulin.

Serge Chaussé, l'un des porte-paroles de l'association de commerçants, résidants et professionnels qui s'opposent à ces mesures d'apaisement, estime que les commerçants ont perdu au moins 20 % de leur clientèle depuis 2011. « Les clients m'appellent pour me demander si mon cabinet est accessible et ils hésitent à venir maintenant », déplore ce résidant propriétaire d'un cabinet de chirurgien dentiste dans le quartier depuis 30 ans.

Une pétition circulait avenue Laurier, samedi. L'association rencontrera le maire le 5 juin et espère le convaincre de reculer.

« Pressions grandissantes »

Joint au téléphone, M. Ferrandez n'a pas souhaité réagir. L'attachée de presse de Projet Montréal, Marie-Ève Gagnon, a indiqué que le parti ne souhaitait pas tenir un dialogue par médias interposés.

Elle nous a toutefois fait suivre une lettre de la conseillère d'arrondissement Marianne Giguère envoyée aux résidants le 29 mai. Mme Giguère affirme que les vignettes sont nécessaires afin de « protéger le stationnement des résidants face aux pressions toujours grandissantes qui sont exercées sur l'espace public par un parc automobile sans cesse grandissant ». Elle affirme également que contrairement à ce que certains « voudraient laisser croire », l'achalandage dans l'avenue Laurier est « exceptionnel ».

« Tout en comprenant leur désir d'être entendus, nous demeurons perplexes et attristés quant au choix que font certains commerçants et résidants d'attirer négativement l'attention sur le quartier », ajoute-t-elle. Des résidants qui avaient fait part de cette lettre à La Presseétaient d'ailleurs outrés par cette déclaration alors qu'ils jugent que ce sont plutôt les mesures d'apaisement qui ont des effets négatifs.

Projet Montréal rappelle qu'à l'exception de 10 espaces, les stationnements de l'avenue Laurier Est réservés aux résidants avec vignette demeurent accessibles gratuitement pour une période d'une heure pour les clients.

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