Jeux mondiaux policiers et pompiers: statu quo malgré le boycottage

Coiffant Toronto et la ville chinoise de Chengdu... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE)

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Coiffant Toronto et la ville chinoise de Chengdu au fil d'arrivée, Montréal s'est vu attribuer en août 2011 l'organisation des Jeux mondiaux des policiers et pompiers pour 2017.

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«Déçus» de la menace de boycottage des pompiers québécois, les responsables des Jeux mondiaux policiers et pompiers comptent malgré tout tenir leur événement à Montréal en 2017.

Mardi, le principal syndicat de pompiers, comptant 4000 membres, a annoncé qu'il boycotterait la compétition sportive prévue dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal en solidarité avec les collègues montréalais en conflit sur le partage du coût des régimes de retraite. Les 3600 pompiers travaillant dans les grandes villes du Québec comptent aussi annoncer sous peu qu'ils n'ont pas l'intention d'y participer.

«Ce serait décevant s'ils boycottent réellement l'événement. Tout ce que nous voulons, c'est organiser un événement encourageant la pratique sportive», a réagi Mike Graham, président de la Fédération athlétique de police de Californie, qui chapeaute les Jeux.

Joint à San Diego, l'Américain dit être bien au courant du conflit de travail se déroulant au Québec. Il a reçu une lettre du président de l'Association des pompiers de Montréal lui expliquant que l'appel au boycottage ne vise pas à contester la tenue de l'événement en soi, mais bien à protester contre le traitement de la Ville de Montréal. «Je comprends que [Ronald] Martin est fâché contre le maire, mais nous sommes un événement sportif qui ne veut pas se mêler de politique», a plaidé M. Graham.

Un boycottage risque d'avoir un impact important sur les Jeux de Montréal, la majorité des 10 000 participants qu'attire ce type de compétition provenant généralement de la région où ils sont organisés. Après tout, rappelle Mike Graham, les athlètes doivent payer eux-mêmes leurs frais de déplacement et d'hébergement.

Malgré la menace, son organisation ne songe pas à retirer à Montréal l'organisation des Jeux de 2017. «Nous sommes déterminés à aller de l'avant», assure Mike Graham.

C'est la première fois que ces Jeux existant depuis 1967 se trouvent ainsi entraînés dans un conflit de travail. Mike Graham espère qu'une conclusion rapide des négociations imposées par la loi 15 sur le partage des régimes de retraite permettra de mettre fin à la menace. «On espère voir quelques centaines de pompiers québécois participer», dit-il.

Le président du comité exécutif de Montréal, Pierre Desrochers, a d'ailleurs bon espoir de ne pas avoir à annuler les Jeux, l'un des principaux événements internationaux prévus dans le cadre du 375e. «Je pense qu'on va réussir à s'entendre. On a bon espoir que toute cette tension se sera résorbée et on pourra tenir les Jeux comme prévu. On n'est pas encore en 2017. On est encore tôt en 2015», a-t-il dit.

La période d'inscription pour les athlètes devrait s'ouvrir à l'automne 2016 en vue des Jeux prévus du 28 juillet au 6 août 2017.

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