Sécurité resserrée à l'hôtel de ville de Montréal

Présence policière devant l'Hôtel de Ville de Montréal.... (PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Présence policière devant l'Hôtel de Ville de Montréal.

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La sécurité sera considérablement resserrée lundi à l'hôtel de ville de Montréal alors que viendront manifester des milliers de cols blancs en colère contre l'objectif de l'administration Coderre de réduire de 10 % leur rémunération.

Le président du conseil municipal, Frantz Benjamin, responsable de la sécurité à l'hôtel de ville, a envoyé aujourd'hui un message aux élus et employés qui doivent se présenter lundi soir lors de la séance du conseil municipal. On les avise que le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal prévoit organiser un rassemblement à 18 h en face du bâtiment.

Pour éviter des débordements comme ceux survenus en août dernier, la sécurité sera considérablement resserrée. Une seule entrée sera ouverte et les gens souhaitant accéder au bâtiment devront montrer patte blanche.

Le nombre de citoyens admis dans l'hôtel de ville sera considérablement restreint. Seulement 40 citoyens seront admis plutôt que les 200 normalement autorisés. Rappelons qu'une limite au nombre de citoyens pouvant assister en personne au conseil municipal a été imposée à la suite de la manifestation des pompiers du 18 août dernier.

Plus d'une centaine de manifestants avaient occupé l'édifice, interrompant la tenue du conseil municipal. Six pompiers ont été congédiés et une cinquantaine suspendus pour leur participation à cette manifestation musclée.

Le président des cols blancs, Alain Fugère, confirme que son syndicat compte manifester devant l'hôtel de ville lors du prochain conseil municipal. «Lundi, on lance le printemps. On souhaite lancer un message solide en venant en grands nombres pour dire qu'on n'est pas contents», dit le chef syndical.

Sans s'avancer sur un chiffre précis, le chef syndical dit s'attendre à rassembler des milliers de personnes. Il indique que les cols blancs ont été particulièrement irrités de voir la Ville de Montréal rendre publiques leurs propositions à la table de négociation, estimant que l'administration Coderre essayait de négocier publiquement. «Ils veulent tout démolir ce qu'on a négocié dans le passé. C'est pas correct. [Les élus] sont là juste quatre ans, mais ils viennent changer notre vie à jamais», dénonce Alain Fugère.

Le président des cols blancs est d'autant plus choqué des propositions de réduire la rémunération des employés que l'administration Coderre multiplie selon lui en parallèle les projets coûteux, comme le recouvrement de l'autoroute Ville-Marie et le retour du baseball. «Montréal est en train de préparer une fête grandiose pour le 375e sur le dos des employés», décrie Alain Fugère.

Les négociations pour le renouvellement de la convention collective des cols blancs piétinent depuis plusieurs mois. «En décembre, il y avait un fossé qui nous séparait, là c'est un canyon», ajoute Alain Fugère. Les cols blancs ont déposé une plainte à la Commission des relations de travail contre la Ville pour négociation de mauvaise foi. La cause doit être entendue à la fin du mois.

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