Des militantes féministes contre l'exploitation des sables bitumineux

En marge de la manifestation (notre photo), dimanche,... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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En marge de la manifestation (notre photo), dimanche, à Montréal, à l'occasion de la Journée des femmes, une centaine de militantes féministes se sont rendues à la raffinerie Suncor de Montréal-Est pour protester contre l'exploitation des sables bitumineux et l'industrie pétrolière.

Photo Robert Skinner, La Presse

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Étienne Fortin-Gauthier
La Presse Canadienne

À l'occasion de la journée de la femme, dimanche, une centaine de militantes féministes ont bloqué quelques minutes l'accès à la raffinerie Suncor de Montréal-Est, afin de manifester contre les sables bitumineux et l'industrie pétrolière.

La Fédération des femmes du Québec (FFQ) estime qu'il est du devoir des militantes féministes de se faire entendre sur ces questions.

La présidente de l'organisation, Alexa Conradi, affirme que les féministes ont une «conscience sociale citoyenne» et que leurs préoccupations dépassent le «simple droit des femmes».

Le rassemblement de dimanche donne le coup d'envoi à une série d'actions qui seront menées par des militantes féministes au Québec jusqu'à l'automne.

Les droits des femmes sont bafoués par l'essor de l'industrie pétrolière, selon Mme Conradi, qui cite en exemple l'accroissement de la prostitution et de la violence contre les femmes en marge des grands projets énergétiques.

L'entreprise Suncor constitue un symbole, a soutenu Mme Conradi, lors d'un entretien avec La Presse Canadienne.

«Suncor raffine le pétrole des sables bitumineux, l'un des plus sale au monde. En plus, ce pétrole dépossède les Autochtones de leurs territoires et son exploitation s'accompagne souvent d'une augmentation de la violence contre les femmes», a-t-elle dit.

Les décideurs politiques et les grandes sociétés pétrolières doivent réfléchir aux contre-coups des projets pétroliers pour être en mesure d'au moins offrir des solutions, par exemple en matière de sécurité des femmes, selon la présidente de la FFQ.

Le «mur de femmes» qui a été formé à l'entrée de Suncor s'inspire d'une action similaire qui avait été menée en Colombie-Britannique en 2014 par des femmes autochtones.

La Fédération des femmes du Québec n'a pas la «prétention» de parler au nom de toutes les femmes du Québec, insiste Mme Conradi.

«On a la prétention de parler au nom de celles qui se mobilisent dans le cadre de la Marche mondiale des femmes. Elles disent que le capitalisme actuel accroît les inégalités sociales et défavorise les femmes. Comme féministe on pense qu'on peut faire mieux», a-t-elle soutenu.

La présidente de la Fédération des femmes du Québec n'était pas en mesure dimanche de dire combien de personnes sont représentées par son organisation ou participent à ses consultations. Lors d'un rassemblement en 2010, il y avait 10 000 femmes présentes à Rimouski, a-t-elle simplement indiqué.

Jusqu'au 17 octobre, la Coalition montréalaise de la Marche mondiale des femmes mènera ses actions sous le thème «Libérons nos corps, notre Terre et nos territoires». Elle veut alors se faire entendre pour «faire connaître le rôle joué par la société, le système économique et l'État dans la dépossession du corps des femmes, de la Terre et des territoires», a-t-elle fait savoir par voie de communiqué.

Le Service de police de Montréal a déployé certains policiers à proximité de la raffinerie Suncor, mais ses agents n'ont pas eu à intervenir pendant la manifestation.

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