«Ratés dans l'implantation des boîtes postales», concluent des élus montréalais

L'implantation des boîtes postales sur l'île de Montréal connaît déjà des... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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L'implantation des boîtes postales sur l'île de Montréal connaît déjà des ratés, conclut un groupe d'élus montréalais qui recommande à la métropole de prendre «tous les recours possibles» pour annuler la décision de Postes Canada de mettre fin à la livraison du courrier à domicile.

Ces dernières semaines, la Commission sur le développement social et la diversité montréalaise a mené une consultation publique sur la décision de Postes Canada. Au terme de cet exercice, durant lequel quelque 80 citoyens et groupes ont été entendus, les élus montréalais en viennent à formuler six recommandations dans un rapport d'une trentaine de pages pour inciter Montréal à continuer de contester la fin de la livraison du courrier à domicile.

«Il y a des ratés dans l'implantation des boîtes postales communautaires, qui a déjà commencé sur l'île. Postes Canada ne respecte pas ses propres normes. Ils disent faire le déneigement, enlever les graffitis et nettoyer autour des boîtes, mais on a reçu énormément de photos de citoyens et de municipalités qui nous démontrent que ce n'est pas le cas. L'entretien est déficient», dit l'élu Benoît Dorais, président de la Commission.

Estimant que l'apparition de boîtes postales dans l'ouest de l'île est déjà problématique, «on a juste à s'imaginer ce que ça pourrait donner au coin de l'avenue Mont-Royal et de Bullion ou dans Griffintown avec des rues très étroites. Des boîtes postales, ça s'implante difficilement dans de tels milieux», poursuit Benoît Dorais.

Les élus recommandent ainsi à Montréal de «considérer tous les recours possibles et faire toutes les pressions sur le gouvernement fédéral et Postes Canada pour mettre fin à l'implantation des boîtes postales». La Commission recommande aussi à la métropole de présenter une requête en Cour fédérale pour faire partie prenante du processus judiciaire déclenché notamment par le Syndicat des travailleurs des Postes. «On pourrait ainsi intervenir et suivre le dossier devant la Cour fédérale», dit Benoît Dorais.

Le rapport invite également la Ville à réclamer davantage d'études sur les impacts du changement avant de poursuivre ce virage. «La Ville doit exiger de Postes Canada de chiffrer l'impact économique de leur décision en raison des pertes d'emploi et sur les risques de perte de valeur des propriétés riveraines», indique M. Dorais. On craint en effet que les voisins des 15 000 boîtes postales qui doivent faire leur apparition sur l'île ne voient la valeur de leur propriété diminuer en raison de l'achalandage accru et des problèmes de propreté.

La métropole doit aussi faire valoir à Postes Canada que l'implantation des boîtes postales aura des coûts importants pour la métropole, alors que des aménagements devront être faits pour assurer leur accessibilité. «La décision de Postes Canada vient pelleter des coûts dans la cour des municipalités», déplore Benoît Dorais.

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