Agrile du frêne: Beaconsfield veut sensibiliser ses citoyens

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Épargnée pour le moment par l'agrile du frêne, la Ville de Beaconsfield veut inciter ses citoyens à traiter leurs arbres pour freiner la propagation de l'insecte, qui menace de décimer le couvert végétal de l'île de Montréal.

Beaconsfield vient de présenter son plan d'action pour lutter contre l'agrile du frêne, insecte apparu en 2011 dans l'île de Montréal. La Ville prévoit de maintenir la surveillance des arbres en bordure de rue et de les traiter tous les deux ans afin de les protéger, ce qui lui coûtera 445 000$ en 2015, soit 1% de son budget.

L'un des rares secteurs de l'île à ne pas avoir encore recensé de cas, la Ville de Beaconsfield évalue que sans intervention, elle devrait abattre les 3200 frênes dont elle a la responsabilité d'ici 3 à 8 ans. En comptant 2000$ pour abattre un arbre, il en coûterait environ 6 millions au total. «Il faudrait emprunter et faire un tel emprunt pour faire disparaître un actif, ça me semble illogique», dit Patrice Boileau, directeur général.

Mais agir uniquement sur les 3200 arbres qui appartiennent à la Ville risque d'être insuffisant pour freiner la propagation de l'insecte, puisque la majorité des frênes de Beaconsfield, soit 8250, se trouvent sur des terrains privés.

Pour encourager ses citoyens à traiter leurs arbres, Beaconsfield propose d'offrir un service clés en main. Un seul insecticide étant offert pour contrer l'agrile, le TreeAzin, la Ville s'apprête à lancer un appel d'offres pour tenter d'obtenir pour ses citoyens le meilleur prix auprès d'un fournisseur.

La facture pour traiter un arbre peut être salée. Il y a quelques années à peine, il en coûtait plus de 6$ par centimètre de diamètre d'arbre à traiter. L'an dernier, Beaconsfield affirme avoir réussi à faire baisser le prix à 4,10$/cm.

Nouveau règlement

La ville liée à Montréal n'envisage pas d'obliger tous ses résidants à traiter leurs arbres, mais prévient que certains pourraient être forcés de le faire. En vertu d'un nouveau règlement adopté en octobre, tout arbre se trouvant dans un rayon de 100 m d'un foyer d'infestation doit être abattu ou traité. Abattre un arbre mature coûte de 1500 à 2000$, alors que traiter un frêne peut coûter environ 75$ par an (les arbres doivent être traités tous les deux ans).

Contrairement à d'autres essences qui peuvent rester debout lorsqu'elles sont mortes, les frênes doivent être abattus dès qu'ils meurent, puisqu'ils risquent de tomber.

Il a été impossible de faire le point sur le nombre d'arbres abattus à Montréal en raison de l'agrile du frêne. La Ville s'apprête à présenter son bilan et refuse tout commentaire d'ici là.

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