Camp au centre-ville contre l'austérité: Coderre toujours muet

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Le FRAPRU avait annoncé la semaine dernière un plan d'action incluant l'installation au centre-ville de Montréal d'un camp «à durée indéterminée».

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Le maire de Montréal, Denis Coderre, n'a pas voulu dire à l'avance s'il tolérera le futur camp à durée indéterminée que le FRAPRU compte installer au centre-ville de Montréal pour protester contre les politiques d'austérité. Mais il a tenu à souligner que son administration misait déjà sur le développement de logements sociaux.

Jeudi dernier, le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) a fait connaître son plan d'action pour lutter contre les politiques d'austérité du gouvernement Couillard, de même que contre la diminution des subventions du gouvernement fédéral pour le logement social, notamment pour plusieurs projets de coopératives d'habitation.

Ce plan d'action inclut l'installation au centre-ville de Montréal d'un camp «à durée indéterminée», dans un lieu que l'organisme n'a pas voulu dévoiler pour l'instant. Le camp ne doit être déployé que ce printemps. Mais pour s'assurer qu'il soit toléré, voire accepté, le FRAPRU souhaite obtenir l'adhésion de personnalités publiques au projet. Et il compte également y faire participer les citoyens par le biais d'activités et d'ateliers.

Un camp semblable avait déjà été installé au centre-ville de Montréal, au Square Victoria, à l'époque du mouvement Occupons Montréal. Le maire d'alors, Gérald Tremblay, l'avait longtemps toléré. Mais les autorités avaient fini par ordonner son démantèlement au bout de quelques semaines.

Interrogé à ce sujet mardi, alors qu'il participait à une conférence de presse aux côtés du premier ministre Philippe Couillard, le maire Coderre n'a pas voulu dire s'il serait aussi tolérant à ce sujet que son prédécesseur. «On traversera le pont quand on arrivera à la rivière», a-t-il lancé, faisant ainsi référence au fait que le futur camp ne sera installé qu'au printemps.

Puis il a souligné que son administration avait déjà à coeur la question des mal-logés et tenait aussi à promouvoir la mixité sociale.

«Je suis très sensible à la question du logement social. On négocie présentement le statut de métropole et l'habitation va en faire partie. On investit déjà de l'argent en matière de logement social. On en a besoin de plus», a-t-il concédé.

Il n'a pas voulu commenter le choix du FRAPRU comme moyen de pression. «On va laisser les autres réfléchir sur leurs stratégies. Moi, je suis en mode réalisation et le mode réalisation veut dire que dans le statut de la métropole, dans la loi de Montréal, on va mettre également la notion d'habitation», a-t-il promis.

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