Réfection de l'autoroute Bonaventure: Ottawa poursuit Dessau, BPR et CIMA+

Les entreprises poursuivies ont joué des rôles différents... (PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Les entreprises poursuivies ont joué des rôles différents dans les travaux de réfection de l'autoroute Bonaventure, allant de la conception des dessins et devis à la construction, en passant par la surveillance des travaux.

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Le gouvernement du Canada vient d'intenter une poursuite de 3,8 millions de dollars contre une poignée de firmes d'ingénierie et de construction à qui l'on reproche de ne pas avoir mené les travaux de réfection de l'autoroute Bonaventure «dans les règles de l'art».

La requête allègue notamment que des fissures découvertes sur les cache-poutres «risquent de causer le détachement et la chute de morceaux de béton». La sécurité des automobilistes n'est cependant pas compromise à court terme, assure la société Les Ponts Jacques Cartier et Champlain incorporée, qui gère le tronçon fédéral de l'autoroute Bonaventure.

«En ce moment, la situation est sous contrôle, il n'y a pas d'inquiétude de danger imminent et il n'y a pas de problème avec la structure, a déclaré le directeur des communications de la société Les Ponts, Jean-Vincent Lacroix. Ce qu'on voulait invoquer dans la poursuite, c'est que s'il n'y a pas de mesures qui étaient prises, on pourrait en arriver à une problématique accrue dans le futur.»

La poursuite a été intentée par la société Les Ponts (une société d'État qui relève d'Infrastructure Canada). Elle vise les firmes Dessau, Nahtac Construction, CIMA+, le Consortium CIMA+/BPR, BPR Infrastructure inc., WSP Canada Inc. (une entreprise issue d'une fusion avec Genivar) et Nahtac Construction Inc.

Ces entreprises se sont séparé sept contrats totalisant 15 millions. Elles ont joué des rôles différents dans les travaux de réfection de l'autoroute, allant de la conception des dessins et devis à la construction, en passant par la surveillance des travaux.

Au moins 15 ans

«Normalement, la qualité des travaux doit durer pour au moins 15 ans et on a commencé à détecter les problématiques après 2 ans, en 2011. En 2013, on s'est rendu compte que les problèmes étaient généralisés. Quand on répare un ouvrage, on s'attend à ce que la qualité soit au rendez-vous.»

Le secteur visé par la poursuite s'étend sur 300 mètres, tout juste après le pont Victoria, en direction du canal de Lachine. L'une des causes des problèmes serait l'élimination de joints de dilatation. Les travaux ont été réalisés entre 2009 et 2013.

M. Lacroix affirme que des travaux correctifs seront apportés et que la surveillance a été accrue.

La société des Ponts estime que toutes les entreprises sont «conjointement et solidairement responsables» des désordres aux mini-chevêtres et cache-poutres de l'autoroute Bonaventure et de tous les dommages en découlant.

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