Montréal: la réforme des arrondissements est adoptée

« Au jour le jour, ça ne change absolument... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, archives La Presse)

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« Au jour le jour, ça ne change absolument rien dans les services qu'il va obtenir », a déclaré le président du comité exécutif Pierre Desrochers (à gauche).

Photo Hugo-Sébastien Aubert, archives La Presse

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Après plusieurs heures de débat au conseil municipal, un premier pan de la réforme des arrondissements pilotée par l'administration Coderre a finalement été adopté hier. Des responsabilités qui relevaient autrefois des arrondissements, comme l'enlèvement des ordures, les parcomètres, les chutes de neige, la distribution des contraventions et la gestion des feux de circulation, seront maintenant rapatriées dans le giron de la ville centre.

Qu'est-ce que cela va changer dans la vie d'un citoyen ordinaire? «Au jour le jour, ça ne change absolument rien dans les services qu'il va obtenir», a répondu le président du comité exécutif, Pierre Desrochers, en mêlée de presse à l'issue du vote. «Le citoyen va continuer à recevoir son déneigement, les ordures vont continuer à être ramassées comme auparavant.»

Craintes de l'opposition

Les trois partis d'opposition craignent cependant que les services aux citoyens n'en souffrent. À Outremont, par exemple, on évoque déjà la possibilité de fermer deux patinoires.

Selon M. Desrochers, l'opposition doit cesser de «déchirer sa chemise», car la réforme était nécessaire pour redistribuer les budgets afin que tous les citoyens puissent recevoir des services équivalents.

Artères et rues locales

La prochaine étape de cette grande opération de centralisation sera de rapatrier la responsabilité de certaines rues locales à la ville centre. Depuis les fusions municipales, la Ville de Montréal a la responsabilité des grandes artères et les arrondissements, des rues locales.

Ainsi, le plan Coderre vise à hausser le pourcentage des rues «artérielles» de 24 à 52%. Dans les faits, ce ne sont pas nécessairement des grandes artères au sens classique du terme qui sont visées. L'opposition reproche d'ailleurs à l'administration Coderre de qualifier d'artérielles des rues à faible densité ou des «petits bouts de rues» ou des culs-de-sac.

Le financement de l'entretien des rues sera ensuite déterminé en fonction de 12 critères, comme la présence d'une voie réservée, d'une piste cyclable ou son utilisation par des véhicules d'urgence.

Le vote sur ce sujet aura lieu le 15 décembre.

«Je pense qu'on peut résumer cela par le slogan suivant: "Vous avez adoré la gestion des chantiers de construction? Maintenant, on va s'occuper de 50% des rues"», a déclaré le chef de l'opposition, Luc Ferrandez, qui s'oppose farouchement à la réforme.

Richard Bergeron vote pour la réforme

L'ancien chef de l'opposition, Richard Bergeron, qui a récemment quitté le parti qu'il a fondé pour siéger comme indépendant et se joindre au comité exécutif, a voté pour la réforme Coderre. «C'était le test pour savoir si Richard Bergeron a le droit à la moindre liberté dans son équipe, parce que nous, on sait que Richard Bergeron s'était férocement prononcé contre la réforme», a déclaré M. Ferrandez, son successeur.

Le chef de Projet Montréal a aussi déclaré lors du conseil municipal qu'il «détestait» cette réforme. «On espérait qu'avec la présentation des détails faite ce matin par l'administration centrale, que tout le monde constate que ce n'était vraiment pas prêt, que c'est mal attaché.»

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