Ferrandez dénonce le «populisme ravageur» de Coderre

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Le chef intérimaire de Projet Montréal, Luc Ferrandez, n'écarte pas la possibilité de se présenter à la prochaine course à la direction du parti.

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Le chef intérimaire de Projet Montréal, Luc Ferrandez, en a assez que le parti soit perçu comme faisant la guerre aux automobilistes. La vraie guerre, dit-il, l'oppose au «populisme ravageur» de son «ennemi» : le maire Coderre.

Luc Ferrandez, qui prononçait hier son premier discours à titre de chef intérimaire de Projet Montréal devant les militants du parti, a annoncé ses couleurs au cours des prochains mois à l'hôtel de ville.

«Je vous promets une opposition du diable contre Denis Coderre», a-t-il lancé aux militants réunis au centre communautaire la maison d'Italie à Montréal dans le cadre du congrès général du parti.

M. Ferrandez reproche notamment au maire Coderre son manque de collaboration avec les arrondissements sur un éventuel statut particulier pour la métropole et l'accuse de négocier avec Québec derrière des portes closes.

«Il a le culot de dire que c'est un homme d'ouverture, de partenariat, d'échange et de discussion, a-t-il dit aux militants. J'espère que vous allez tous sortir de cette salle avec le feu au cul contre Denis Coderre.»

Le chef critique également le manque de vision du maire, selon lui, concernant son Programme triennal d'immobilisations qui met l'accent sur la réfection des rues au détriment de l'accès des familles à la propriété ou des investissements en transports en commun, que le parti considère comme prioritaires.

«On a quelques années pour travailler sur notre plateforme, pour la rendre attractive, humaine et comprise par tout le monde. Je n'ai aucun doute que dans quatre ans, on va constituer une alternative extrêmement intéressante à ce populisme ravageur de notre ennemi.»

Luc Ferrandez, chef intérimaire de Projet Montréal

Invité par les journalistes à clarifier cette affirmation au terme de son discours, M. Ferrandez a souligné que c'est le maire Coderre qui se comporte en ennemi.

«M. Coderre est un homme qui aime son travail et les gens, un redoutable politicien, il a l'image d'un homme qui travaille avec les autres, alors que dans les faits, ce n'est pas du tout ce qu'il fait», a-t-il expliqué.

«Il faut sortir de cette image anti-voiture»

M. Ferrandez se promet de dénoncer cette image du maire tout en s'efforçant d'améliorer l'image de son propre parti. «Peut-être qu'on est trop restés dans notre tour d'ivoire d'écologistes et d'environnementalistes et d'économistes, a-t-il dit. Il faut sortir de cette image anti-voiture et montrer l'image qu'on est pro-habitation, pro-milieu de vie.»

L'ancien chef et fondateur de Projet Montréal, Richard Bergeron, qui était présent au congrès, s'est dit persuadé que les Montréalais et le reste du Québec se laisseront conquérir par le bagout et le dévouement du maire du Plateau-Mont-Royal.

Les membres du parti se réuniront de nouveau en janvier prochain en congrès extraordinaire afin de déterminer les règles de la prochaine course à la direction. M. Ferrandez n'écarte pas la possibilité de se porter candidat.

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