L'agrile du frêne gagne du terrain

Gaétan Faubert, résidant de Notre-Dame-de-l'Île-Perrot, est résigné à... (IMAGE TIRÉE D'UNE VIDÉO, LA PRESSE)

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Gaétan Faubert, résidant de Notre-Dame-de-l'Île-Perrot, est résigné à couper ses 14 frênes matures en cas de besoin.

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Pointe-Claire et Dollard-des-Ormeaux figurent maintenant au triste tableau des secteurs infestés par l'agrile du frêne. Afin de sauver des frênes sur les terrains privés, certaines villes de l'Ouest-de-l'Île ont décidé de délier les cordons de leur bourse.

Dorval est l'une des rares municipalités de l'île de Montréal à soutenir financièrement ses résidants dans la lutte à l'agrile du frêne. Des foyers d'infestation entourent la ville, mais l'insecte n'a pas été détecté sur son territoire.

«On essaie d'être aussi proactifs que possible, a affirmé Sébastien Gauthier, chargé des communications à Dorval. On a mis en place un programme d'aide financière pour les citoyens qui font traiter leurs arbres de manière préventive.»

Depuis le début du mois de juillet, la municipalité paie 50% des frais reliés à l'inspection et au traitement préventif des frênes dont le tronc dépasse 30 centimètres de diamètre, jusqu'à concurrence de 1500$ par adresse. Le traitement TreeAzin coûte en moyenne 200$ par arbre.

La Ville a elle-même commencé à traiter ses frênes et espère que le programme encouragera les citoyens à utiliser le biopesticide de façon préventive. À ce jour, une seule personne a rempli le formulaire pour en bénéficier, mais les demandes d'information se font de plus en plus nombreuses.

Stratégie différente à Pointe-Claire

La ville voisine de Dorval, Pointe-Claire, a découvert un premier foyer d'infestation le printemps dernier. La municipalité mise sur la collaboration de la population, puisque la moitié de ses frênes se trouvent sur des terrains privés, soit près de 4000 feuillus. Consciente que les frais reliés aux traitements ou à la coupe des arbres sont élevés, la Ville a mis en place des mesures incitatives.

«La Ville de Pointe-Claire a aboli les frais reliés à l'obtention d'un permis pour abattre un frêne», a expliqué Marie-Pier Paquette-Séguin, coordonnatrice aux communications de Pointe-Claire.

Pour limiter les dégâts, la municipalité a aussi conclu un partenariat avec l'entreprise Arbo-Design. Cette entente permet aux particuliers de profiter d'un tarif moins élevé s'ils veulent prémunir leurs frênes contre l'agrile. Le traitement coûte 4,25$ par centimètre de diamètre, ce qui donne une facture d'environ 100$ pour un arbre mature.

Sur le domaine public, la Ville a prodigué ce traitement préventif au biopesticide à 400 frênes. Les arbres où l'agrile a été détecté en mai dernier ont été coupés et déchiquetés pour éviter une propagation.

En mars dernier, Montréal a voulu imposer un règlement à l'ensemble de l'île pour contrer la progression de l'agrile. Les villes défusionnées ont rejeté l'idée d'adopter un règlement commun. Cette situation explique notamment que deux municipalités,­ Senneville et L'Île-Perrot,­ n'ont toujours pas procédé au recensement de leurs frênes.

L'indésirable venu d'Asie

L'agrile du frêne est un coléoptère qui attaque et tue les frênes vivants. Il est originaire de l'Asie et a été détecté pour la première fois au Québec en 2008. L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a réglementé pratiquement tout le sud de la province pour restreindre le déplacement des produits du frêne, notamment le bois de chauffage.




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