Services municipaux: des économies sont possibles, croit le DG

La Ville de Montréal pourrait économiser 12 millions par année simplement en... (PHOTO PATRICK SANSFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

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La Ville de Montréal pourrait économiser 12 millions par année simplement en réduisant le nombre d'accidents de travail. C'est le genre d'économie que la révision de tous les services de la métropole permettra de générer, a expliqué hier le nouveau directeur général de la métropole, Alain Marcoux.

L'administration Coderre a donné le feu vert à la création d'un service de la performance organisationnelle. Grand responsable de la réforme administrative, le DG a levé le voile sur une partie de sa stratégie, en disant d'abord viser des «activités à haut rendement économique».

Il a cité en exemple les accidents de travail, qui coûtent cher à la Ville. Montréal paie à la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) 2,40$ pour chaque tranche de 100$ versée en salaire en raison de son taux élevé d'accidents de travail. Or, d'autres villes affichant un meilleur bilan paient seulement 1,35$. «Économiser un seul dollar en CSST, c'est 12 millions d'économies pour la Ville, c'est 12 millions de moins à couper ailleurs», a illustré M. Marcoux.

Réduire les espaces

Une meilleure gestion des immeubles pourrait aussi rapporter gros. Le DG a expliqué que les gouvernements provincial et fédéral ont pour norme de disposer de 17 m2 de local par employé. «Mais on sait que dans certains bâtiments [de la Ville de Montréal], c'est plus 20, 25, même 35 m2 par employé.»

Le président du comité exécutif, Pierre Desrochers, n'a pas caché qu'un important objectif de la réforme administrative en cours est de générer des économies. «Il y a des défis financiers à rencontrer, et un des outils, c'est cette réforme.»

L'exemple de Toronto

Pour améliorer sa performance, Montréal se comparera avec d'autres villes de taille similaire, a indiqué Harout Chitilian, élu responsable du dossier. Celui-ci cite en exemple la Ville de Toronto, qui publie chaque année un rapport de près de 400 pages comparant la performance de ses services à celle d'autres villes canadiennes. Poussé, l'exercice d'étalonnage va jusqu'à comparer le coût pour gérer chaque compte de taxes ou pour émettre un chèque.

M. Desrochers souhaite voir la métropole figurer dans le premier quartile des villes les plus performantes de cet exercice de comparaison. «En ce moment, on n'est pas en mesure de dire si on y est, mais je pourrais dire intuitivement que sans doute pas.»

Ces informations sur la performance de la Ville seront rendues publiques pour rassurer la population sur la qualité des services offerts, a indiqué le maire Denis Coderre. «Il y a un cynisme concernant la livraison de nos services», a dit ce dernier.

Impossible de savoir pour le moment qui sera nommé pour diriger ce nouveau service, qui sera officiellement créé après un vote du conseil municipal. Harout Chitilian affirme qu'on tentera de recruter une personne déjà employée à la Ville.

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