Réseau cellulaire dans le métro de Montréal

Parler, naviguer sur le web et regarder des vidéos sur son téléphone cellulaire... (PHOTO ADRIAN DENNIS, AFP)

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Parler, naviguer sur le web et regarder des vidéos sur son téléphone cellulaire sera bientôt possible dans le métro de Montréal.

Après des années d'études et de recherches de partenaires, la Société de transport de Montréal vient d'annoncer un partenariat avec quatre grands fournisseurs, Bell, Rogers, Telus et Vidéotron, qui seront les maîtres d'oeuvre de ce réseau qu'on promet «à la fine pointe de la technologie».

C'est Telus qui dessinera et bâtira le réseau, en plus de l'entretenir pour les 20 prochaines années.

Le coût du projet, estimé à 50 millions, sera partagé entre les quatre entreprises. Les technologies 3G, 4G et 4G LTE seront disponibles «dans les voitures, les tunnels et les stations», promet-on. L'installation se fera en cinq phases qui devraient être complétées «d'ici cinq à sept ans».

«Nous allons travailler très fort pour aller plus vite, mais on ne peut travailler que quand le métro est arrêté, ce qui nous donne environ trois heures par jour», explique le président de Telus Québec, François Gratton. «Et comme la STM continue de donner la priorité à l'entretien et à la sécurité, il faut s'insérer dans leurs travaux.» 

En attendant, deux stations de la ligne verte, Saint-Laurent et Place-des-Arts, devraient offrir le réseau d'ici la fin de l'année. Suivront six autres stations du centre-ville sur la ligne verte, puis leurs voisines de la ligne orange, de façon à ce que cette zone soit entièrement desservie en 2015.

Le reste du déploiement dépendra notamment des travaux entrepris par la STM.

Cette initiative permettra «d'offrir une expérience client bonifiée en la rendant plus conviviale et agréable», a déclaré par communiqué le président du conseil d'administration de la STM, Michel Labrecque.

«C'est une grosse entreprise au plan technique: il fallait intégrer tout ça», explique en entrevue Isabelle A.Tremblay, porte-parole de la STM. Les usagers devront-ils obéir à une étiquette particulière? La porte-parole estime la question prématurée. «Attendons de voir s'il y a un problème. Quand on a des messages à transmettre, on fait des campagnes de sensibilisation.» 

L'entente ne rapportera pas de sommes significatives à la STM, qui touchera des loyers en fonction des espaces utilisés par les équipements dans ses stations. Elle n'enrichira pas non plus directement les quatre fournisseurs de service, qui ne toucheront pas de revenus additionnels liés à l'utilisation de ce réseau.

«C'est purement en pensant à nos clients que nous procédons à cet investissement», affirme M. Gratton. «Ça n'a pas de bon sens qu'encore en 2013, dans l'un des rares moments où l'on a un peu de temps, on soit déconnecté du monde.»

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