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Usine de filtration Atwater: après les champignons, les BPC

Une tuile n'attend pas l'autre à l'usine Atwater. Trois ans après qu'on eut... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE)

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(MONTRÉAL) Une tuile n'attend pas l'autre à l'usine Atwater. Trois ans après qu'on eut découvert qu'une salle était infestée de champignons, les travaux de décontamination ont été interrompus début août quand on a trouvé des BPC dans l'isolant des conduites.

Cette mauvaise surprise obligera la Ville à sortir son chéquier encore une fois pour un montant supplémentaire de 

230 000$. Les travaux, initialement estimés à 218 223$, coûteront finalement presque quatre fois plus cher, soit

835 000$.

La Ville est au courant depuis l'automne 2010 de la présence de moisissures dans la salle de valves de l'usine de filtration Atwater - appelée «chambre d'interconnexion 1». C'est dans ce complexe, dont les composantes les plus anciennes datent de 1911, que sont survenus les incidents qui ont mené à l'avis d'ébullition d'eau le 22 mai dernier.

Il y a trois ans, des employés de l'usine se sont plaints de maux de tête, de toux, et d'irritation des yeux et du nez. Des analyses d'air ont permis de confirmer la présence de moisissures provenant de l'isolant recouvrant les conduites.

Jamais, assure-t-on à la Ville, cette contamination fongique n'a affecté la qualité de l'eau potable.

30 jours pour obtempérer

En juin 2012, un premier appel d'offres est lancé pour la décontamination, mais une mauvaise surprise attend la Ville: la soumission la moins élevée est près du double de ce qu'on avait estimé, 409 823$ plutôt que 218 223$. En juin 2013, un deuxième appel d'offres donne un résultat encore plus surprenant: la soumission la moins chère est tout de même 16% de plus que ce qu'on avait estimé. Considérant l'importance des travaux, on accorde tout de même le contrat à Trempro pour un montant de 608 000$.

Finalement entrepris en juillet dernier, les travaux sont arrêtés début août quand on découvre des BPC dans l'isolant qui entoure la conduite de la salle de valves. Les biphényles polychlorés ont parfois été utilisés comme isolants thermiques entre 1929 et l'année de leur interdiction au Canada, en 1977.

L'entrepreneur réclame une «rémunération supplémentaire pour disposer de ces matériaux», qui aurait représenté «une augmentation de 150% de la valeur du contrat», soit 912 000$ de plus, peut-on lire dans un rapport remis au comité exécutif.

Après vérification, le Service de l'eau estime que l'extra demandé est «injustifié». L'entrepreneur Trempro porte par ailleurs plainte auprès d'Environnement Canada pour signaler la présence de BPC. Le 28 août, l'inspecteur fédéral envoie un courriel ordonnant à la Ville de se débarrasser des déchets solides contaminés dans un délai de 30 jours.

Après des «recherches de prix» auprès de plusieurs entreprises, on décide le 3 septembre dernier de confier ces travaux imprévus à la firme Sanexen, pour un montant maximal de 230 000$.

L'enlèvement et la disposition de l'isolant contaminé aux BPC devraient être terminés le 27 septembre prochain, indique-t-on dans le sommaire décisionnel.

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