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Tensions au sein de l'alliance Harel-Côté

Marcel Côté au lancement de sa campagne à... (Photo: David Boily, La Presse)

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Marcel Côté au lancement de sa campagne à la mairie de Montréal.

Photo: David Boily, La Presse

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Le mariage entre Vision Montréal et la Coalition Montréal de Marcel Côté ne se fait pas sans heurt. Des membres du parti de Louise Harel dans l'arrondissement Verdun claquent la porte et fondent leur propre formation, refusant de travailler avec d'anciens membres d'Union Montréal.

Marcel Côté et Louise Harel ont annoncé cet été une alliance en vue des élections municipales du 3 novembre. Le candidat à la mairie et la chef de Vision Montréal ont convenu de se partager les arrondissements pour éviter de présenter des candidats les uns contre les autres.

Cette entente cause de sérieuses frictions dans Verdun, où une partie de l'équipe locale de Vision Montréal refuse de céder sa place aux candidats de la Coalition. «Nous avions une équipe en place qui travaillait depuis 4 ans, et là, on apprend que c'est Marcel Côté qui va avoir la responsabilité de faire son équipe dans Verdun», dit Richard Langlais, indigné.

Candidat défait à la mairie de Verdun en 2009, M. Langlais comptait briguer à nouveau le siège en novembre sous la bannière de Vision Montréal. Il a toutefois récemment appris que Marcel Côté avait plutôt opté pour Alain Tassé.

Le choix de M. Tassé, qui siège actuellement au comité exécutif de l'administration de coalition, n'a rien de surprenant puisqu'il était aux côtés de Marcel Côté au moment de l'annonce de sa candidature. Mais voilà, il est un ancien membre d'Union Montréal, un parti éclaboussé par la commission Charbonneau pour son financement occulte, un détail inacceptable pour certains membres de Vision Montréal.

«Denis Coderre est en quelque sorte le nouveau chef d'Union Montréal et Marcel Côté ramasse les restes. Nous, l'équipe de Verdun, on ne veut être associés à aucun ancien candidat d'Union Montréal. La meilleure chose à faire est de présenter une équipe indépendante», résume Richard Langlais. L'homme a ainsi décidé de fonder son propre parti, Vision Verdun, qui présentera des candidats aux sept postes ouverts dans l'arrondissement.

En entrevue hier, Louise Harel a défendu le choix d'Alain Tassé, soulignant que celui-ci avait été un des premiers à démissionner d'Union Montréal après le départ de Gérald Tremblay.. «Je pense que Richard Langlais agit surtout par dépit de ne pouvoir être candidat à la mairie», dit-elle.

Et les transfuges?

La situation dans Verdun est particulièrement délicate pour deux transfuges de Projet Montréal dont Louise Harel avait annoncé en grande pompe l'arrivée dans son parti en avril dernier. L'un d'eux confirme que des tensions ont fait surface entre Vision et la Coalition sur la question du choix des candidats. «On est fiancés, mais pas encore mariés,», dit Charles Côté.

Afin d'éviter le mécontentement, Louise Harel tenterait de négocier une entente voulant que 3 des 7 candidats de la Coalition dans Verdun soient issus de Vision Montréal, ce qui n'est toutefois pas encore acquis.

Richard Langlais assure que la grogne ne se limite pas à Verdun et que d'autres sections de Vision Montréal quitteront le navire. «D'autres suivront», dit-il, sans préciser de noms.

Ces tensions risquent d'accentuer l'éclatement de la scène politique montréalaise. Pas moins de 17 partis existent présentement, dont 8 présenteront des candidats dans un seul arrondissement. «Cette année, il va y avoir un éclatement; aucun parti ne pourra récolter la majorité. Celui qui sera élu maire aura à composer avec ça.»

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