Projet Montréal : 71 promesses «pour retenir les familles»

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Le programme a été résumé en une phrase par le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, en conférence de presse: «Faire tout ce qu'il faut pour retenir les jeunes familles à Montréal».

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Réduire les limites de vitesse et la circulation automobile au centre-ville, abolir le poste de maire d'arrondissement, réaliser l'Entrée maritime et plafonner les hausses de taxes foncières à l'inflation. Ce sont quelques-unes des 71 promesses annoncées ce matin par le parti de Richard Bergeron, Projet Montréal, en vue des élections du 3 novembre.

Le programme a été résumé en une phrase par le chef de parti en conférence de presse: «Faire tout ce qu'il faut pour retenir les jeunes familles à Montréal».

Le document de 32 pages présentant le programme «va à l'essentiel et est beaucoup plus succinct» qu'en 2009, s'est réjoui M. Bergeron. Sous six grands thèmes, il reprend quelques-uns des principes martelés par Projet Montréal depuis plusieurs années, notamment la diminution de la circulation automobile, la réalisation d'une Entrée maritime et le développement du transport collectif.

Essentiellement, ces engagements promettent de conjuguer «qualité de vie» et «prospérité», résume le chef. On y promet plusieurs mesures de développement économique et industriel toutes assujetties aux principes du développement durable. 

Une recette «qui a fait ses preuves»

En ce qui concerne la sécurité, on annonce que les policiers ne pourront plus utiliser de balles de plastique lors des manifestations. La procédure d'encadrement des foules sera en outre «révisée», même si le parti ne s'engage pas à tenter une nouvelle fois d'abolir la nouvelle mouture du règlement P6.

Pour contrer la malbouffe, on ne délivrera plus de nouveaux permis de restauration de type restaurant-minute à une certaine distance des écoles, des garderies et des «centres correctionnels». Les commerces d'encaissement de chèques, les bars de danseuses, les salles de jeu d'arcade et les bars avec machines à sous subiront le même moratoire.

Comme l'a souvent indiqué M. Bergeron, on souhaite mettre sur pied un Fonds spécial «en opérant un transfert de l'économie de l'automobile et du pétrole vers l'économie durable».

La recette de Projet Montréal, a fait valoir le chef, a fait ses preuves dans les deux arrondissements contrôlés par le parti, soit le Plateau-Mont-Royal et Rosemont-La-Petite-Patrie.

«C'est un programme mieux ciblé s'appuyant sur les réalisations concrètes des dernières années, a-t-il expliqué. On a fait nos preuves en terme de "réhumanisation" de notre ville.» 

Embarquer dans les «grands courants»

Limiter le stationnement au centre-ville et réduire la circulation de 50% en une vingtaine d'années, comme le propose le programme, permettrait de «revaloriser» le coeur de la métropole, estime-t-il. «L'objectif, c'est qu'il y ait 50 000 habitants de plus d'ici 2025. Pour cela, il faut se permettre de se réapproprier l'espace public. Entre 50 000 voitures stationnées et 50 000 habitants, je préfère les habitants.»

En augmentant l'offre de transport collectif, en faisant la promotion des déplacements à pied ou à vélo, on favorise ce que M. Bergeron considère comme «la mobilité par excellence». «C'est de sortir à pied de chez soi, d'aller au travail, de porter les enfants au CPE, d'aller dans un café accueillant.»

Se défendant de mener une guerre à l'automobile, il estime que Montréal doit embarquer dans «les tendances mondiales en urbanisme, faire comme toutes les villes dynamiques». À l'instar de Paris et Séoul, qui ont réussi à faire baisser la circulation automobile au centre-ville de 28% et 50%, «ce sont des grands courants de renouveau urbanistique» dans lesquels la métropole québécoise a trop tardé à embarquer.

Toujours dans le but de retenir les jeunes familles et la classe moyenne sur l'île, il a proposé en outre de s'inspirer de l'opération 20 000 logements de Jean Drapeau, lancée en 1977, et qui a permis la construction des quartiers complets Angus, Georges-Vanier et André-Grasset. «On va être plus actif comme Ville dans le foncier, être une Ville plus active dans le développement de son territoire.»




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