Arrêtée pour avoir diffusé la photo d'une affiche anti-police

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L'affiche dont la photo a été diffusée sur les réseaux sociaux.

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Une jeune militante montréalaise a été arrêtée mercredi matin par le SPVM après avoir diffusé, il y a quelques jours, une photo d'une affiche anti-police sur les réseaux sociaux.

L'image représente le patron des communications du corps de police, Ian Lafrenière, avec une balle dans la tête.

La jeune femme de 20 ans, qui sera accusée de harcèlement criminel, s'appelle Jennifer Pawluck. Elle jure n'avoir rien à voir avec la conception ou la réalisation de l'affiche, collée selon elle sur le mur extérieur d'un supermarché du quartier Hochelaga-Maisonneuve.

«Je marchais dans le coin. Mon ami m'a dit de regarder et je l'ai pris en photo», a plaidé Mme Pawluck en entrevue avec La Presse. Elle l'aurait ensuite diffusé sur les réseaux sociaux. Ces faits se seraient produits vers la fin de semaine dernière. «Je n'ai pas fait de menace ou rien, alors je ne regrette pas vraiment. Ce sont eux qui ont "freaké out"», a-t-elle ajouté.

Mais le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) dit ne pas entendre à rire avec de telles images.

Selon ce que le corps de police a indiqué dans les documents qui lui ont été remis, Jennifer Pawluck «a agi à l'égard de Ian Lafrenière dans l'intention de le harceler ou sans se soucier qu'il se sente harcelé» à un point tel que ce dernier a craint «pour sa sécurité ou celle d'une de ses connaissances».

«Ce que je peux dire, c'est qu'une personne a été arrêtée ce matin en lien avec des menaces sur internet», a indiqué Dany Richer, du SPVM. «Cette personne a été rencontrée par les enquêteurs.»

Mercredi après-midi, Jennifer Pawluck s'est retourné vers les réseaux sociaux pour diffuser ses péripéties de la journée. Elle y a affirmé s'être fait détenir «3-4h dans la cellule» d'un poste de police. En entrevue téléphonique, elle a relaté qu'environ quatre à cinq policiers l'avaient réveillé au milieu de l'avant-midi. Elle n'aurait pas été menottée au cours de l'opération.

Mme Pawluck n'en est pas à sa première expérience avec le SPVM. Elle dit avoir été arrêtée à trois reprises dans depuis l'an dernier, à chaque fois dans des manifestations étudiantes.

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