Montréal réclame 1,1 million à trois ex-employés

François Thériault, Luc Leclerc et Gilles Surprenant.... (Photomontage La Presse)

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François Thériault, Luc Leclerc et Gilles Surprenant.

Photomontage La Presse

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Trois des ex-employés de la Ville de Montréal entendus par la commission Charbonneau feront l'objet d'un grief leur ordonnant de remettre 1,1 million qui aurait été obtenu en pots-de-vin ou en commissions secrètes.

En faisant cette annonce cet après-midi, le maire Michael Applebaum a précisé que la Ville détenait ses propres preuves pour entamer cette procédure, puisque les témoignages devant une commission d'enquête bénéficient de l'immunité. Il n'a pas exclu que ces réclamations puissent être revues à la hausse, et que des entreprises qui auraient floué la Ville puissent également être poursuivies. Même un parti politique comme Union Montréal pourrait éventuellement faire face aux tribunaux pour redonner l'argent obtenu illégalement, a précisé le maire en réponse aux questions des journalistes.

Gilles Surprenant est visé par une réclamation de 521 300 $, Luc Leclerc, de 550 000 $ et François Thériault, 49 130 $.

«On ne veut pas dire à nos adversaires quelle est notre stratégie. Quand j'ai été assermenté en novembre dernier, j'ai promis aux Montréalais que nous ferions tout en notre pouvoir pour récupérer l'argent qui leur a été volé. Nous avons franchi un premier pas.»

C'est sur la recommandation de son service juridique que la Ville a choisi cette voie. Les griefs seront déposés contre les syndicats représentant les trois hommes et c'est le Tribunal d'arbitrage qui sera appelé à trancher. Si l'arbitre décrète que la cause de la Ville n'est pas valable, celle-ci entend déposer une poursuite plus classique en Cour supérieure.

Montréal, a assuré le maire Applebaum, «dispose de toute la preuve nécessaire» incriminant ces trois ex-employés. Devant la Commission, Luc Leclerc et Gilles Surprenant ont avoué avoir empoché chacun plus d'un demi-million de dollars en pots-de-vin. Quant à l'ex-surveillant de chantier François Thériault, il avait affirmé n'avoir reçu que des billets de hockey et des bouteilles de vin de la part d'entrepreneurs. Il a été arrêté le 20 décembre dernier et accusé de parjure.

Cette résolution a été adoptée à l'unanimité par le comité exécutif, qui s'est réuni aujourd'hui.

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