Bergeron veut que l'UPAC se penche sur les firmes de communication

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Richard Bergeron

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L'enquête de l'Unité permanente anticorruption devrait être élargie et porter sur les liens «incestueux» entre Union Montréal et les firmes de communication, estime Richard Bergeron.

Selon le chef de Projet Montréal, les 12 années de pouvoir de Gérald Tremblay regorgent d'exemples de «retours d'ascenseur» avec deux de ces firmes, Octane et Morrow Communications.

Selon ce qui a été confirmé aujourd'hui, les perquisitions de mardi visaient notamment une facture de 100 000$ du Groupe CJB, devenu Octane. Cette firme a travaillé pour le parti de l'ex-maire Tremblay lors des élections de 2001. Elle aurait ensuite été payée par des arrondissements en 2004 et 2005.

Dans un communiqué publié aujourd'hui, Octane confirme les motifs de l'enquête de l'UPAC. On y rappelle qu'il s'agit d'une reprise d'une enquête du Directeur général des élections menée en 2009, qui n'avait rien donné.

«Contrats faramineux»

Projet Montréal a demandé copie des contrats obtenus par cette firme et par Morrow Communications. Seuls ceux accordés de 2006 à 2011 étaient disponibles. Une compilation du parti indique qu'Octane a obtenu pour près de 2 millions de dollars de contrats durant cette période, tandis que Morrow Communications a hérité de 439 000 $.

«Il est essentiel qu'une enquête du contrôleur ou du vérificateur général soit lancée sur ces contrats faramineux, a déclaré M. Bergeron en point de presse ce midi à l'hôtel de ville. Ce qu'on illustre, c'est un copinage, des relations incestueuses entre Union Montréal et ces firmes.»

Même si les documents obtenus par Projet Montréal ne concernent pas les deux années visées par l'UPAC, soit 2004 et 2005, le chef du parti croit qu'il s'agit d'«informations complémentaires intéressantes».

«Gros malaise»

Conseiller de Projet Montréal, François Limoges a fait état de l'expérience qu'il a vécue en 2001. Alors tout jeune rédacteur, il a été embauché pendant six mois par Groupe CJB. Il a été affecté à la campagne d'Union Montréal et a collaboré à la rédaction du programme. «J'avais un très gros malaise. Pour moi, un parti est d'abord bâti par ses militants. Ce n'est pas une coquille qu'on remplit avec des communicateurs professionnels.»

Il a toutefois précisé n'avoir été témoin d'aucune malversation.

Par communiqué, la firme Octane a dénoncé les propos du chef de Projet Montréal, estimant qu'il «entretient la confusion et dévalue la compétence de la fonction publique montréalaise». Les contrats obtenus auprès de la Ville de Montréal «l'ont été en conformité avec toutes les règles de l'administration publique et dans un contexte de concurrence».

Quant au témoignage du conseiller François Limoges, il l'a qualifié d'«allégations malveillantes et gratuites». «Être au service de l'administration municipale est un geste professionnel et légitime. Le travail du Groupe CJB à la campagne d'Union Montréal en 2001 a été entièrement acquitté par Union Montréal.»

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