Site Outremont: de « no man's land » à quartier vivant

Aperçu du potentiel de réaménagement de l'emprise de... (PHOTO FOURNIE PAR LA VILLE DE MONTRÉAL)

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Aperçu du potentiel de réaménagement de l'emprise de la rue Marconi.

PHOTO FOURNIE PAR LA VILLE DE MONTRÉAL

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Transformer le « no man's land » autour de l'ancienne gare de triage d'Outremont en quartier convivial, verdoyant, offrant une mixité inédite de logements, de commerces et d'industries. C'est le pari que fait la Ville de Montréal en lançant un ambitieux projet de transformation de ce secteur mal-aimé, qui fera l'objet d'une consultation publique cet hiver.

« C'est un quartier de passage, où peu de gens arrêtent, a expliqué en point de presse cet après-midi Alain Tassé, responsable de l'urbanisme au comité exécutif. On veut le réaménager, y promouvoir des logements tout en conservant son caractère industriel et commercial. Pour que ce soit plus convivial, qu'on soit intéressé d'y passer... et de s'y arrêter. »

Tout le projet de revitalisation de ce quadrilatère de 1 km2, essentiellement bordé par le boulevard Saint-Laurent et la rue Hutchison, au nord du boulevard Rosemont, a été déclenché par la construction d'un campus de l'Université de Montréal sur les terrains de l'ancienne gare de triage d'Outremont. Le campus, qui prévoit la construction de 1300 logements, nécessitera des investissements de 1,6 milliard.

Attirer par l'emploi

Autour du futur campus, on espère réinventer le quartier, mais d'une façon totalement différente des grands projets immobiliers actuellement en cours. Le Plan de développement urbain, économique et social (PDUES, un nouvel acronyme) présenté aujourd'hui prévoit réserver 50% de l'espace aux activités créatrices d'emploi. On espère attirer des entreprises liées au savoir et aux arts ainsi que des industries légères. Espaces verts, pistes cyclables, passerelles au-dessus de la voie ferrée permettraient de désenclaver le secteur et le rendre plus agréable.

On tient par-dessus tout à conserver le caractère « éclectique » du secteur, où des logements -notamment sociaux et communautaires- côtoient des poissonneries, des garages et quelques usines. « Quand les gens cherchent un endroit où résider, ils ne cherchent pas qu'une maison: ils veulent de la verdure, un emploi, un quartier convivial », a précisé M. Tassé.

Si les maquettes et les plans présentés aux journalistes sont prometteurs, bien des détails du projet restent à ficeler, à commencer par le financement, a reconnu le conseiller municipal. L'Office de consultation publique de Montréal tiendra des audiences cet hiver. La version définitive du Plan d'urbanisme devrait être adoptée par le conseil municipal l'été prochain.

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