Gérald Tremblay ne se représentera pas

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay.... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

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Le maire de Montréal, Gérald Tremblay.

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Denis Lessard
Denis Lessard
La Presse

À la tête d'une administration malmenée quotidiennement par la commission Charbonneau, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, annoncera, au début du mois de novembre, qu'il ne compte pas solliciter un autre mandat.

Cette annonce tombera après une intervention du maire devant la chambre de commerce du Montréal métropolitain, le 2 novembre. M. Tremblay voudra y faire le bilan de son administration, relever que, en dépit des problèmes d'intégrité dévoilés par la commission Charbonneau, l'administration montréalaise fonctionne. À titre d'illustration, il rappellera l'entente intervenue avec les cols bleus en fin de semaine dernière, avant l'échéance de la convention collective, une première pour Montréal. En dépit des révélations de la Commission, Gérald Tremblay est déterminé à rester en poste jusqu'à l'élection de novembre 2013, assure son entourage.

Des sources proches du maire indiquent par ailleurs qu'il ne voudra pas attendre l'entrée en scène de Denis Coderre pour annoncer son intention de ne pas solliciter un autre mandat. M. Coderre a dit qu'il ferait connaître ses intentions le 9 novembre prochain. C'est un secret de polichinelle qu'il briguera la mairie de Montréal, même si le nom d'un de ses principaux organisateurs, Jean Rizzuto, a été évoqué devant la commission Charbonneau. M. Rizzuto est l'oncle de Lino Zambito et a joué un rôle dans les activités de financement dont a parlé l'ancien entrepreneur dans son témoignage.

Pour l'heure, les ministres du gouvernement Marois cachaient mal leur désir de voir le maire Tremblay ainsi que son homologue lavallois, Gilles Vaillancourt, passer la main. «L'étau se resserre», a soutenu mercredi le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, à l'issue de la réunion du Conseil des ministres. Mais comme le conseil municipal de la métropole n'est pas paralysé, il ne saurait être question d'une tutelle - le processus menant à la tutelle est étroitement encadré, a-t-il rappelé.

Son collègue responsable de la région de Montréal, Jean-François Lisée, estime aussi que le maire Gérald Tremblay devrait se demander s'il est toujours capable d'administrer la métropole. Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, est dans la même situation, selon le ministre.

M. Tremblay devrait-il démissionner? «C'est une très bonne question. C'est à lui de répondre. Il sait dans son coeur ce qu'il sait et ce qu'il a fait. Mais il doit aussi s'interroger sur sa capacité à diriger une grande ville comme Montréal. C'est une décision que lui seul peut prendre», a soutenu M. Lisée à l'entrée de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres.

Pas de destitution

Selon M. Lisée, il ne saurait être question de destituer le maire ni même de mettre Montréal sous tutelle. «Certains disent que le gouvernement du Québec doit intervenir, mais il n'y a pas de moyens légaux de mettre la ville en tutelle, on ne pourrait qu'entériner une décision du conseil municipal», a-t-il expliqué.

Quant à la destitution du maire, les moyens sont carrément inexistants: «On ne peut destituer le maire, ceux qui parlent de cela ne connaissent pas la loi.»

La ministre du Travail, Agnès Maltais, estime aussi que les maires Gérald Tremblay et Gilles Vaillancourt devraient «très sérieusement» réfléchir à leur avenir.

Le gouvernement, a-t-elle dit, va déposer «dès la semaine prochaine» son projet de loi pour combler les brèches apparues dans les lois adoptées par le gouvernement Charest pour disqualifier les entrepreneurs qui ne respectent pas les règles.

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