Un exode francophone vers la banlieue

Lorsqu'ils quittent la ville de Montréal, les francophones... (Photo: Ivanoh Demers, Archives La Presse)

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Lorsqu'ils quittent la ville de Montréal, les francophones sont plus portés à se diriger vers les municipalités situées à l'extérieur de l'île, comme Longueuil, Terrebonne ou Repentigny.

Photo: Ivanoh Demers, Archives La Presse

Louise Leduc
La Presse

Pas moins de 17% des francophones de 25 à 44 ans ont quitté Montréal pour ses banlieues entre 2001 et 2006, calcule Statistique Canada dans une étude sur les migrations entre les métropoles et les périphéries.

L'exode des francophones de cet âge était nettement plus massif que celui des anglophones ou les allophones qui, dans ces deux catégories, ont pris cette même décision dans une proportion de 11% pendant la même période, ont constaté Martin Turcotte et Mireille Vézina, auteurs de l'étude.

Lorsqu'ils quittent la ville de Montréal, les francophones sont plus portés à se diriger vers les municipalités situées à l'extérieur de l'île, comme Longueuil, Terrebonne ou Repentigny. «Alors que seulement 3% des personnes de langue maternelle française (et ayant quitté la ville de Montréal) avaient choisi une municipalité située sur l'île de Montréal, c'était le cas de 26% des anglophones et de 11% des allophones.»

Dans la région de Montréal, c'est Laval qui est la plus populaire auprès des immigrants ayant choisi de partir en banlieue.

Statistique Canada s'est penché sur les migrations autour de Montréal, mais aussi sur celles des régions de Toronto et de Vancouver. Plusieurs réalités se recoupent. Ainsi, dans les trois cas, c'est chez les 25 à 44 ans que l'on est le plus susceptible de partir vers la banlieue, et ce, dans une même proportion pour les trois métropoles (14%).

Cependant, quand ils deviennent parents, ce sont les Montréalais qui décident le plus massivement de partir vers le 450. Ainsi, à Vancouver, entre 27% et 29% des personnes devenues parents entre 2001 et 2006 avaient choisi de partir s'établir en banlieue. À Montréal, pas moins de 34% des nouveaux parents avaient fait ce même choix.

Dans les trois cas, les familles monoparentales avaient moins tendance que la moyenne des autres familles à opter pour la périphérie, et ce, même à revenus égaux, peut-être parce qu'elles ont «moins de temps à consacrer à faire la navette, l'entretien de la maison et ainsi de suite», avancent les auteurs.

Aussi bien à Montréal qu'à Vancouver ou à Toronto, c'est dans la catégorie des revenus de 70 000$ à 99 999$ après impôts que les gens avaient le plus tendance à déménager vers la banlieue. Les titulaires d'un diplôme, qu'il soit du collégial, d'une école de métier ou universitaires préfèrent généralement la banlieue. Autre caractéristique commune: aussi bien à Montréal, Vancouver que Toronto, les artistes et les professeurs semblent tous préférer habiter la grande ville. Dans ces trois coins de pays, moins de 7% des professeurs d'université avaient déménagé en banlieue entre 2001 et 2006.

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