L'inégalité raciale persiste à Montréal

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Même si ses membres ont vu leur taux de bilinguisme et leur degré d'instruction augmenter au fil des ans, la communauté noire de Montréal demeure dans une inégalité persistante par rapport au reste de la population.

C'est la conclusion à laquelle parvient le professeur James Torczyner de l'École de service social de l'Université McGill dans une étude comparative des données des recensements de 1996 et de 2006.«Les gouvernements ont pris des mesures afin de favoriser l'égalité. Mais nos données montrent qu'il y a encore du chemin à faire», a indiqué le professeur Torczyner lors d'un colloque organisé jeudi à l'Université McGill par le Consortium de formation sur la défense des droits humains de Montréal.

Sur la base des conclusions du chercheur, cet organisme lance un appel pressant aux instances politiques. «Les gouvernements et la société civile doivent adopter des stratégies et mesures efficaces en collaboration avec la communauté noire de Montréal afin d'aider les membres de cette communauté à réduire l'inégalité systémique et persistante dans tous les secteurs de la vie quotidienne», indique-t-on.

L'écart demeure

De 1996 à 2006 donc, le pourcentage des Noirs bilingues est passé de 35,8 à 44,5%. La proportion de ceux qui ont un diplôme universitaire est passée de 10,8% à 16,5%. Cela est notamment imputable aux nouveaux immigrés, qui sont plus instruits.

En contrepartie, ces progrès ne permettent pas de combler plusieurs inégalités entre les Noirs et les autres membres de la communauté montréalaise, observe James Torczyner.

Par exemple, en 2006, le revenu moyen des Noirs de Montréal était de 22 701$, comparativement à 36 301$ dans le reste de la population. L'écart est moindre dans le reste du Canada.

L'écart est aussi important dans les taux de chômage: 13,4% chez les Noirs contre 6,6% dans l'ensemble de la population montréalaise.

Si les écarts existent toujours, des données de l'étude indiquent cependant qu'ils rétrécissent dans certains domaines. Par exemple, le taux de chômage chez les Noirs montréalais était de 26,5% en 1996 contre 10,7% dans l'ensemble de la population. L'écart était alors de presque 16 points alors qu'il est de 7 points en 2006.

 




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