Vers un «festival de festivals»

Au moins huit festivals montréalais veulent s'unir pour améliorer leur... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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Photo: Robert Skinner, La Presse

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Au moins huit festivals montréalais veulent s'unir pour améliorer leur visibilité à l'étranger et créer une «masse critique» de manifestations culturelles au milieu de l'été. C'est en quelque sorte un «festival de festivals» qui devrait ainsi voir le jour à Montréal, inspiré du modèle d'Édimbourg, en Écosse.

Le rêve que caresse depuis des années le grand patron de Juste pour rire, Gilbert Rozon, semble sur le point de devenir réalité. Le comité exécutif de la Ville de Montréal a récemment décidé de verser 750 000 $ en trois ans à un projet pilote qui consiste à regrouper plusieurs festivals et manifestations.

Le ministère du Tourisme n'a toutefois pas confirmé sa participation financière au projet. On s'attend à une réponse de sa part au printemps.

Jusqu'ici, huit festivals ont accepté de participer au regroupement : Juste pour rire et sa nouvelle création, ZooFest, ainsi que le festival Mode et Design de Montréal, Présence autochtone, L'International des feux Loto-Québec, Osheaga, Divers/Cité et le nouveau Festival international des arts du cirque.

Ces organisations souhaitent créer une «masse critique» de manifestations qui s'étendront sur une période de trois semaines et quatre week-ends, entre la mi-juillet et le début du mois d'août. «L'objectif est que Montréal soit vraiment connu comme une ville de festivals, où les gens peuvent venir pour les différentes offres», explique la responsable de la culture au comité exécutif, Helen Fotopulos.

La liste des festivals qui participent au regroupement pourrait s'allonger, car les instigateurs du projet ont sondé d'autres promoteurs.

L'organisation qui devrait voir le jour l'été prochain est pour le moment au stade embryonnaire. À preuve, elle n'a toujours pas de nom. Chose certaine, il n'est pas question qu'elle intervienne dans le fonctionnement interne des festivals ni dans leurs horaires. Ses activités devraient essentiellement toucher la promotion à l'étranger.

À Édimbourg, un organisme semblable regroupe plusieurs festivals, et la ville est devenue une destination de choix pour les touristes du monde entier. Des gens d'affaires s'y rendent aussi pour dénicher de nouveaux talents. On souhaite importer le modèle à Montréal.

Diversité

«Il n'y a plus personne qui dit : "Je vais à tel ou tel festival à Édimbourg." Tout le monde dit : "Je vais à Édimbourg", illustre David Heurtel, directeur des Affaires publiques du Groupe Juste pour rire. Pourtant, il y a une douzaine de festivals différents, qui vont de la politique à la littérature en passant par l'humour. L'idée, c'est de montrer notre offre diversifiée et de permettre à quelqu'un qui viendrait pour un événement d'en découvrir cinq autres.»

Le festival Mode et Design de Montréal, qui se tenait en juin, songeait depuis quelque temps à changer de date. La création du regroupement a convaincu son directeur, Jean-François Daviau, de passer à l'acte pour profiter de «l'effet de levier» de la promotion croisée. Il aura désormais lieu du 4 au 7 août. «On se rassemble pour mieux se brander et pour mieux brander Montréal», résume M. Daviau.

Si le projet pilote de trois ans est un succès, des festivals qui se déroulent à d'autres moments de l'année pourraient être appelés à se joindre au regroupement.

«L'idée, c'est d'avoir du rayonnement à l'étranger, explique David Heurtel. L'idée, c'est aussi de voir à moyen ou à long terme un organisme à structure légère qui pourrait défendre Montréal et le promouvoir à l'étranger à longueur d'année.»

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