À la défense du projet Bonaventure

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La présidente de la Société du Havre de Montréal, Isabelle Hudon.

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Bruno Bisson
La Presse

La présidente de la Société du Havre de Montréal, Isabelle Hudon, s'est portée à la défense du projet de démantèlement partiel de l'autoroute Bonaventure (A-10), qui a encaissé une pluie de critiques, en début de semaine, lors des audiences de l'Office de consultation publique de Montréal.

Devant la Chambre de commerce et d'industrie du sud-ouest de Montréal, hier midi, Mme Hudon a dit vouloir apporter des «éclaircissements sur certaines parties du projet», et en particulier sur la création d'un couloir de circulation distinct réservé aux autobus - le couloir Dalhousie - dans le secteur de Griffintown.

 

Mme Hudon a rappelé que la présence de «cette cicatrice urbaine» qu'est l'autoroute Bonaventure, «demeure un obstacle au redéveloppement» des secteurs de Griffintown et du Faubourg des Récollets, qui sont situés de part et d'autre de l'autoroute.

La Société du Havre de Montréal ambitionne de créer là, «à deux pas du centre-ville», un nouveau Quartier Bonaventure, qui réunirait les deux anciens secteurs industriels déstructurés, et «qui redonnerait à Montréal une entrée de ville belle et prestigieuse».

Ce grand projet urbain nécessite toutefois le rabaissement de l'autoroute actuelle, et sa transformation en boulevard urbain. La première phase du projet, qui s'étend de la rue Brennan, près du canal de Lachine, jusqu'à la rue Saint-Jacques, au coeur du centre-ville, est estimée à 140 millions de dollars.

Toutefois, en raison de l'intense trafic des autobus qui circulent dans cet axe, et qui transportent chaque jour plus de 22 000 passagers entre la Rive-Sud et le centre-ville, la SHM a prévu de dévier les autobus dans un couloir séparé aménagé dans l'axe de la rue Dalhousie actuelle, situé à environ 100 mètres à l'ouest du futur boulevard. Le coût d'aménagement du couloir est estimé à près de 120 millions.

Lors des audiences de l'Office, cette semaine, cette partie du projet a été qualifiée de «gaspillage de fonds publics» par Projet Montréal, le deuxième parti de l'opposition au conseil municipal de Montréal. La création du couloir Dalhousie est aussi vivement dénoncée par des résidants locaux, qui craignent les impacts du passage quotidien de plus de 1600 autobus sur leur qualité de vie.

De plus, les élus de l'arrondissement du Sud-Ouest, qui présenteront leur mémoire à la reprise des audiences publiques, lundi prochain, ont déjà fait savoir qu'ils s'opposaient à la création de ce couloir à travers le secteur de Griffintown. L'arrondissement recommande que la circulation des autobus soit relocalisée sur le futur boulevard.

En réponse à ces critiques, Mme Hudon a affirmé que les consultants de la SHM ont examiné sept variantes de tracé pour permettre la circulation rapide des autobus entre le pont Champlain et le centre-ville. Le couloir Dalhousie, a-t-elle déclaré, «est le seul qui a passé le test».

 




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