Huit enfants happés chaque semaine à Montréal

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Le Dr Patrick Morency, de la Direction de la santé publique de Montréal, a... (Photo: Archives La Presse)

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Isabelle Audet
La Presse

Le Dr Patrick Morency, de la Direction de la santé publique de Montréal, a présenté ce matin des chiffres qu'il qualifie d'«inquiétants» sur le nombre d'enfants heurtés par une voiture depuis 9 ans. Au total, 3771 piétons ou cyclistes de 5 à 17 ans ont été blessés entre 1999 et 2008.

«Ça fait environ huit enfants par semaine qui sont transportés en ambulance. Je crois que ces résultats parlent d'eux-mêmes», a déclaré le Dr Morency.

Les quartiers où la population est plus démunie figurent au sommet des secteurs les plus dangereux. C'est dans l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve où le plus d'enfants ont été frappés au cours de la dernière décennie, avec plus de 300 blessés. Suivent les arrondissements de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, de Rosemont-La Petite-Patrie, Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce et Montréal-Nord.

Le Dr Morency précise que le nombre plus élevé d'enfants, combiné à la forte circulation automobile et au manque d'infrastructures de protection font en sorte que ces secteurs sont plus touchés.

Afin de réduire les accidents, la Coalition pour la réduction et l'apaisement de la circulation propose des «mesures simples et peu coûteuses», comme l'aménagement de trottoirs s'élargissant aux intersections. Ainsi, les enfants traversent la rue sur une moins longue distance.

Les dos d'âne et les bacs à fleurs disposés au centre de la rue contribuent aussi à ralentir, voire à limiter la circulation automobile, et à réduire les accidents. «Il y a un problème, et pour le régler, des villes et des arrondissements ont déjà mis certaines de ces mesures en place. On pourrait le faire de façon systématique lorsque l'on fait des réfections de rue. Ça ne coûte pas si cher que ça à faire, même pour une ville comme Montréal», a indiqué Daniel Bouchard, chargé de projet au Conseil régional de l'environnement.

«On entend souvent parler qu'on veut davantage de transport collectif, et que l'on veut que les gens marchent, qu'ils utilisent le vélo. Des enjeux comme ceux-ci, on en entend moins souvent parler, ajoute le Dr Morency. Il faut réduire la capacité routière pour arrêter d'accroître le problème.»

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