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Meurtre dans un café italien: l'homme tué est Domenico Facchini

Le café Domenica-in est situé au 7870, boulevard... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

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Le café Domenica-in est situé au 7870, boulevard Provencher.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

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Un homme est mort et un autre a été blessé après avoir reçu des balles à la tête, vendredi après-midi dans un café italien de l'arrondissement Saint-Léonard, à Montréal. L'attaque visait visiblement le mafieux Giuseppe De Vito.

«À notre arrivée au café, nous avons trouvé un homme blessé à l'extérieur et un autre, à l'intérieur», a affirmé l'agent Jean-Pierre Brabant du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Selon nos informations, le tireur portait un capuchon et une cagoule lorsqu'il a fait irruption dans le café Domenica-In, situé au 7830, boulevard Provencher. Après avoir tiré sur les deux hommes, il a pris la fuite. Selon des informations obtenues par La Presse, l'homme dont le décès a été constaté à l'hôpital est Domenico Facchini, 37 ans. Il avait quelques antécédents criminels en matière de marijuana et de recel datant de 2002 et de 1998. L'autre homme, qui a réussi à s'échapper malgré de graves blessures, a 38 ans et se trouve dans un état critique, mais stable. Il pourrait s'agir d'un simple client qui s'était arrêté au café pour prendre une consommation.

«Il avait une blessure à la tête, mais il était conscient. Il s'est réfugié dans un atelier de réparation de motos situé tout près», a dit Bob Lamle, porte-parole d'Urgences-santé.

Ce commerce de motos est le Montreal Choppers, propriété de Giuseppe De Vito, également connu sous le surnom de Ponytail. Ce mafieux notoire a été arrêté en 2006 lors de l'opération Colisée, qui a décimé la mafia montréalaise et ses têtes dirigeantes. Il a été condamné à 15 ans de prison pour importation de cocaïne.

Les deux propriétaires du Domenica-In sont d'origine italienne et sans casier judiciaire. En revanche, il est connu dans le milieu que l'endroit a déjà servi de quartier général à Giuseppe De Vito et à son associé, Alessandro Sucapane, également arrêté dans l'opération Colisée.

Juste à côté, le petit immeuble commercial qui abrite le café ainsi qu'une boucherie et un garage automobile appartient à une société à numéros dont l'actionnaire majoritaire est Adela Sorella.

Cette dernière est accusée du meurtre de ses deux filles de huit et neuf ans, commis en 2009. Elle est aussi l'ex-épouse de Giuseppe De Vito, le père des deux enfants. Mme Sorella est également la propriétaire de l'immeuble qui abrite le commerce de moto de son ex-mari.

M. De Vito serait actuellement l'un des plus importants joueurs du milieu criminel italien. Il a été visé cette semaine par une opération policière pour ses liens présumés avec une vague d'incendies criminels qui ciblait les frères Domenico et Antonio Arcuri, l'été dernier.

Plusieurs spécialistes estiment qu'il peut avoir joué un rôle dans l'escalade de violence qui frappe le milieu criminel italien depuis quelques mois. Le dernier événement visait un de ses hommes de main, Giuseppe Fetta, qui a été criblé de balles lundi dernier dans le quartier Ahuntsic, à Montréal, et qui a survécu.

Plusieurs observateurs, tant du milieu policier que du crime organisé, ont déjà annoncé un temps des Fêtes chaud. Il semble qu'ils ont deviné juste.

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