Armes à l'école de Mortagne: deux élèves pourraient être accusés de méfait

Tous les élèves de l'école secondaire de Mortagne ont été... (Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse)

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Tous les élèves de l'école secondaire de Mortagne ont été confinés à leurs salles de cours et aux gymnases, le temps que les policiers passent le bâtiment au peigne fin.

Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse

 

David Santerre
La Presse

Les deux garçons qui ont mis l'école secondaire de Mortagne, à Boucherville, sens dessus dessous après s'y être présentés jeudi avec des armes jouets, pourraient être accusés de méfait et d'avoir troublé la paix.

La police de Longueuil a annoncé ce matin que les deux ados, âgés de 16 et 17 ans, ont été remis à leurs parents hier en soirée.

Pour quitter le poste de police, ils ont dû signer une promesse de comparaître ultérieurement devant le Tribunal de la jeunesse.

«Nous recommandons le dépôt d'accusations de méfait (pour avoir faire déclencher une vaste opération policière) et d'avoir troublé la paix. Après ça, c'est le procureur qui décidera ce qu'il fera», explique l'agent Martin Simard, de la police de Longueuil.

Quant à la jeune fille qui avait été arrêtée avec eux, elle a été libérée, n'ayant rien à voir dans cette histoire selon lui.

L'agent Simard indique que les deux jeunes ne semblaient avoir aucune intention criminelle en se présentant à l'école avec leurs armes.

Il s'agissait d'armes jouets à air comprimé, tirant des balles de plastique de la taille d'un petit pois. Rien pour tuer ou même blesser gravement, à moins qu'une balle ne soit tirée dans l'oeil.

Il y avait des répliques d'un pistolet et d'une mitraillette de type HK416, puissant fusil d'assaut de fabrication allemande.

«La mitraillette avait en tout point l'air d'une vraie. La seule chose qui la différenciait, c'est que le bout du canon était jaune», précise l'agent Simard.

Il semble que les jeunes soient allés dehors pour tirer dans la neige et exhiber leurs jouets à leurs amis.

C'est par la suite qu'ils sont entrés dans l'école pour les ranger dans leur casier. C'est à ce moment qu'ils ont été vus par des membres du personnel qui ont alerté la police à 11h08.

Tous les élèves de cette école de plus de 2000 élèves, une des plus grandes au Québec, ont été confinés à leurs salles de cours et aux gymnases, le temps que les policiers passent le bâtiment au peigne fin. Ce qui a pris environ quatre heures avant que les jeunes soient arrêtés.

La direction de l'école a annoncé aux parents hier en fin de journée que l'institution serait fermée aujourd'hui, mais ouverte aux parents et étudiants désirant se prévaloir de services d'aide psychologique, dans la foulée des évènements.

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