«Le jour où Tricia est morte, j'ai reçu une peine de mort»

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Tricia Boisvert

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« Tu as tué quelqu'un, sans hésitation. C'était ma tante. Je vais me tenir debout pour elle », a affirmé courageusement la nièce de 14 ans de Tricia Boisvert, avant d'éclater en sanglots. Dans le box des accusés, Philippe Steele-Morin, les yeux rivés au sol, n'a pas osé croiser le regard de l'adolescente bouleversée. L'Ontarien de 34 ans a reconnu en décembre avoir causé la mort de la Montréalaise Tricia Boisvert et d'avoir caché son corps en Outaouais.

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Philippe Steele-Morin

Photo archives La Presse

L'émotion était à son comble, mercredi, dans la salle d'audience du palais de justice de Montréal pour les observations sur la peine de Philippe Steele-Morin. Une dizaine de proches de la victime peinaient à retenir leurs larmes pendant les témoignages poignants de six amies et membres de la famille de la défunte de 36 ans.

Accusé de meurtre non prémédité, Philippe Steele-Morin a plaidé coupable le 8 décembre à une accusation réduite d'homicide involontaire et d'outrage à un cadavre. L'accusé reconnaît avoir causé la mort de son amie en l'étranglant avec ses mains, le 17 janvier 2014, à Montréal. La procureure de la Couronne, Delphine Mauger, a demandé hier au juge Pierre Labrie d'imposer une peine de pénitencier de 16 ans pour ces deux crimes. L'avocat de la défense, Alan Guttman, plaidera à son tour aujourd'hui.

« Le jour où Tricia est morte, j'ai reçu une peine de mort. Je ne vois pas pourquoi Steele-Morin devrait purger une peine moins sévère. Il est un criminel vicieux et récidiviste », a témoigné, en anglais, Janine Charlton, mère de Tricia Boisvert. « J'ai un trou dans mon coeur. Rien ne peut réparer mon coeur brisé », a-t-elle lâché, la voix brisée. Elle souhaite à l'accusé de « pourrir en enfer ».

La soeur de la victime, Mélissa Boisvert, a versé des larmes dès les premières secondes de son témoignage. « Phil, tu m'as tout pris ! Tu as pris mon soleil, tu m'as volé mon coeur. Tu as pris la tante de mes enfants. Ils n'entendront jamais son rire », a dit en sanglotant Mélissa Boisvert. « J'ai perdu foi dans les gens. Chaque jour, j'ai peur de mourir, que des amis se tournent contre moi, comme tu as fait à Tricia », a témoigné la meilleure amie de la Montréalaise, Mona Daoud.

Recherché par la police ontarienne, Philippe Steele-Morin se rend à Montréal le 16 janvier 2014 pour se cacher chez Tricia Boisvert. En soirée, les deux amis boivent une quantité importante d'alcool chez elle, puis dans un bar. La victime consomme aussi du speed. De retour dans l'appartement, Philippe Steele-Morin s'endort, et se réveille avec son amie au-dessus de lui. Il la frappe au visage, puis perd connaissance.

À son réveil, Tricia Boisvert est morte. Elle a été étranglée pendant au moins 15 secondes, selon un expert. En panique, Philippe Steele-Morin demande l'aide d'une résidante d'Ottawa pour l'aider à transporter le cadavre. L'accusé suggère de découper le corps et de le jeter dans le fleuve, mais un ami, James Boucher, offre de le cacher sur sa terre familiale. Le corps est retrouvé le 23 janvier, tandis que les accusés sont arrêtés au mois de mars suivant.




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