Glissement de terrain à L'Épiphanie: la CSST blâme les employeurs

Les deux victimes sont décédées lorsque leurs véhicules... (Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

Agrandir

Les deux victimes sont décédées lorsque leurs véhicules ont été emportés par le glissement survenu à la carrière de Maskimo Construction. Un autre travailleur, un opérateur de pelle mécanique, avait pour sa part été blessé lors de cet accident.

Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne
Joliette

La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) blâme les employeurs Maskimo Construction et Les Excavations G. Allard pour le glissement de terrain survenue le 29 janvier 2013 à L'Épiphanie, dans lequel les conducteurs de camion Daniel Brisebois et Marie-Claude Laporte ont péri.

Les deux victimes sont décédées lorsque leurs véhicules ont été emportés par le glissement survenu à la carrière de Maskimo Construction. Un autre travailleur, un opérateur de pelle mécanique, avait pour sa part été blessé lors de cet accident.

L'enquête de la CSST conclut d'une part que ce sont les travaux d'excavation effectués sur ce site propice aux glissements de terrain qui ont déclenché le mouvement du sol, entraînant les trois personnes vers le fond de la carrière.

D'autre part, la Commission juge que la planification et la supervision des travaux d'agrandissement de la carrière étaient déficientes, notamment parce que les travaux d'agrandissement étaient effectués alors que les impacts sur la stabilité du sol étaient inconnus.

Le glissement était survenu alors que l'opérateur de pelle hydraulique effectuait des travaux d'excavation au pourtour de la carrière et chargeait les deux camions situés derrière sa pelle.

À la suite de cet accident, la CSST a interdit l'accès à un périmètre déterminé sur le site afin d'éliminer les dangers d'ensevelissement et de chute d'équipements et de matériaux. Par la suite, elle a exigé de Maskimo Construction que tous les travaux exécutés à l'intérieur de ce périmètre soient approuvés par un ingénieur spécialisé en mécanique des sols.

La CSST considère que Maskimo Construction et Les Excavations G. Allard ont agi de manière à compromettre la santé et la sécurité des travailleurs et leur a émis des constats d'infraction assortis d'amendes. Celle-ci peut varier, pour ce type d'infraction, 15 700 $ à 62 800 $ pour une première offense, et de 31 400 $ à 157 000 $ dans le cas d'une récidive.

La CSST informera par ailleurs les exploitants de carrières des conclusions de cette enquête afin qu'ils mettent en place les mesures de prévention destinées à éviter les glissements de terrain lors des travaux d'excavation.




publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer