La policière Katia Hadouchi morte à 178 km/h

L'agente de la SQ Katia Hadouchi se rendait... (Photo fournie par la SQ)

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L'agente de la SQ Katia Hadouchi se rendait à très haute vitesse à une scène de violence conjugale à Saint-Côme, dans Lanaudière, lorsqu'elle aurait perdu le contrôle de son véhicule.

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L'agente de la Sûreté du Québec (SQ) morte dans un accident de la route à l'automne 2012 roulait, lors de l'impact, à près de 180 km/h dans une automobile faisant l'objet d'un rappel du constructeur.

Les pièces automobiles visées dans le rappel - les bras de suspension avant - ne peuvent toutefois pas être mises en cause avec certitude en raison de l'état de la carcasse après l'accident qui a tué Katia Hadouchi, selon le coroner qui a enquêté sur le dossier. Par contre, il est certain que la vitesse à laquelle roulait la policière a causé sa perte.

Katia Hadouchi est morte le 27 septembre 2012. Elle se rendait à très haute vitesse à une scène de violence conjugale à Saint-Côme, dans Lanaudière, lorsqu'elle aurait perdu le contrôle de son véhicule. La Chevrolet Impala a frappé une rangée d'arbres sur un terrain privé de Saint-Ambroise-de-Kildare.

Le rapport officiel du coroner sur l'événement a été rendu public hier.

«Il semble clair que rien ne pouvait justifier la vitesse à laquelle roulait Madame Hadouchi et que cet élément est un facteur important dans la cause de cet accident», a écrit Pierre Bélisle dans ses conclusions.

«On ne peut pas non plus écarter que la pièce mécanique défectueuse à laquelle réfère le rappel ait pu jouer un rôle dans la perte de contrôle du véhicule», ajoute le document.

Rappel du constructeur

Selon le coroner Bélisle, la SQ aurait tardé à faire réparer les voitures visées par le rappel.

GM l'a annoncé le 3 août 2012. L'entreprise indiquait qu'«en particulier à haute vitesse, le conducteur pourrait ne pas être capable de contrôler le véhicule» en raison d'une fracture des bras de suspension avant. Au moment de l'accident, presque deux mois plus tard, la majorité des voitures de ce modèle appartenant au corps de police n'avaient pas encore été réparées.

En entrevue téléphonique, un porte-parole de la Sûreté du Québec a indiqué que les rappels des constructeurs étaient suivis de beaucoup plus près depuis l'accident qui a coûté la vie à Mme Hadouchi. 

«Les quatre recommandations que fait le coroner dans son rapport, ce sont des choses qui ont été mises en place dans le mois qui a suivi le décès de Katia, a assuré Benoit Richard. Il y a eu rapidement un retrait de tous ces véhicules [de ce modèle] qui n'avaient pas encore passé la vérification mécanique.»

Le corps de police a aussi amélioré le délai nécessaire pour informer l'ensemble de ses postes locaux de l'existence d'un rappel qui les touche, a-t-il ajouté.




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