Robert Latimer demande un pardon ou un nouveau procès

Robert Latimer avait été reconnu coupable du meurtre... (Photo Tom Hanson, archives PC)

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Robert Latimer avait été reconnu coupable du meurtre au deuxième degré de sa fille Tracy, âgée de 12 ans, atteinte de paralysie cérébrale sévère.

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La Presse Canadienne
Wilkie, Saskatchewan

Robert Latimer, ce fermier de la Saskatchewan reconnu coupable d'avoir tué sa fille lourdement handicapée il y a près de 25 ans, souhaite obtenir un pardon ou encore avoir un nouveau procès.

Son avocat, Jason Gratl, demande au premier ministre Justin Trudeau et à la ministre fédérale de la Justice Jody Wilson-Raybould d'étudier les deux options.

Me Gratl estime qu'une erreur de droit a été commise. Bien que Robert Latimer ne doive plus se soumettre à des conditions de remise en liberté, sa condamnation à la prison à vie fait en sorte qu'il doit constamment vivre avec la menace de se faire révoquer sa libération conditionnelle.

La fille de Robert Latimer, Tracy, qui souffrait de paralysie cérébrale après avoir manqué d'oxygène à la naissance, avait 12 ans lorsque son père l'a tuée en octobre 1993, en l'intoxicant au monoxyde de carbone dans son camion.

Il avait porté la cause en appel après avoir été déclaré coupable de meurtre au deuxième degré en 1994. En 1997, la Cour suprême du Canada avait ordonné la tenue d'un nouveau procès en raison d'une interférence auprès du jury.

Il a été reconnu coupable une deuxième fois et a reçu une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 10 ans.

Robert Latimer avait pu bénéficier d'une semi-liberté en 2008, puis d'une libération conditionnelle totale en 2010.

Dans sa demande, Me Gratl mentionne que les circonstances entourant la condamnation de son client méritent un rare examen ministériel. Il ajoute que si celui-ci ne lui est pas octroyé, Robert Latimer mérite alors un pardon.

Il ajoute que son client est «victime d'une faute médicale», puisque si sa fille avait obtenu les traitements médicaux auxquels elle avait légalement droit, son père ne serait jamais intervenu.




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