Un agresseur sexuel violent et déviant déclaré délinquant dangereux

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Stéphane Duperron en 1997

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Un agresseur sexuel multirécidiviste particulièrement violent et déviant restera derrière les barreaux tant et aussi longtemps qu'il présentera un risque pour la population. Stéphane Duperron a été déclaré délinquant dangereux par le juge Denis Mondor jeudi après-midi.

Cette étiquette exceptionnelle entraîne une peine de pénitencier à durée indéterminée. L'homme de 51 ans devra ainsi purger une peine minimum de sept ans avant que son dossier ne soit réévalué aux deux ans par les libérations conditionnelles. Ainsi, il pourrait ne jamais retrouver la liberté. 

Stéphane Duperron avait été condamné à une sévère peine de 18 ans de pénitencier en 1997 pour une quinzaine de viols sordides. Libéré en 2009, il avait violé une inconnue de 20 ans dans un bois de Sherbrooke en juin 2010. Il l'avait ensuite obligée à se laver dans une piscine afin d'éliminer son ADN. Néanmoins, des parcelles d'ADN sur le corps de la victime ont permis aux policiers d'arrêter Duperron. Il avait plaidé coupable pour ce crime en 2012.

Selon le juge, Stéphane Duperron a une «incapacité manifeste de maîtriser ses impulsions sexuelles déviantes».  Ainsi, sa libération constituerait un risque inacceptable pour la sécurité du public. Lui-même admet être «un agresseur sexuel pour le restant de ses jours».

«Le Tribunal retient la récurrence des nombreux antécédents de l'accusé, la nature particulièrement déviante et brutale des agressions, le nombre et la vulnérabilité de ses victimes, ainsi que le jeune âge de certaines d'entres elle et le risque très élevé auquel concluent tous les experts ayant eu l'occasion d'évaluer l'accusé, ce qui est encore la situation au moment de sa libération d'office en 2010. La courte période de liberté de l'accusé avant de récidiver», a énuméré le juge Mondor. 

La procureure de la Couronne Louise Blais a accueilli favorablement la décision du juge jeudi. «Justice a été rendu. C'était la seule façon que le public soit protégé. C'est d'ailleurs le premier critère à prendre en considération dans la loi», a-t-elle indiqué.




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