Québécois mort en Thaïlande: son père doute de la thèse du suicide

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Alexandre Cazes a été retrouvé mort dans une prison en Thaïlande.

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Le père d'Alexandre Cazes, cet informaticien québécois visé par une enquête du FBI sur le Dark Web et mort dans une prison thaïlandaise cette semaine, doute des explications des autorités sur le sort de son fils.

« C'est aberrant, impossible », a-t-il déclaré vendredi lorsqu'un animateur de la station 106,9 FM Mauricie lui a demandé son avis sur les explications fournies par la police thaïlandaise. Celle-ci affirme que l'informaticien s'est pendu à l'aide d'une serviette de bain dans la prison.

Le père juge la manoeuvre particulièrement difficile et soupçonne que son fils pourrait avoir été assassiné. « Oui, je le soupçonne. Je le soupçonne vraiment. Je veux en avoir le coeur net. Sa mère est partie là-bas pour examiner le corps », a-t-il déclaré sur les ondes de la station de Cogeco. Lui et ses proches attendent notamment les résultats de l'autopsie.

Alexandre Cazes, un diplômé en informatique du cégep de Trois-Rivières âgé de 25 ans qui habitait la Thaïlande, a été arrêté le 5 juillet à la demande du FBI, dans le cadre d'une enquête sur AlphaBay, un site d'achat et de vente en ligne de produits illégaux comme des stupéfiants, des armes ou du matériel pour la fraude bancaire.

Le site fait partie du Dark Net, un pan de la Toile accessible uniquement avec certains navigateurs spéciaux et conçu pour préserver l'anonymat des usagers.

Le jour de l'arrestation de Cazes, la GRC a mené des perquisitions chez sa mère à Trois-Rivières et dans un entrepôt à proximité. Presque simultanément, le site AlphaBay a disparu.

Le père d'Alexandre Cazes a raconté en ondes qu'il a lui-même été rencontré par la GRC et le FBI, qui tentaient de relier son fils au mystérieux Alpha02, le fondateur du site, dont l'identité réelle n'a pas été divulguée à ce stade.

Le père, qui décrit son fils comme un « génie de l'informatique » introverti, gentil, raisonnable et sans malice, se demande si ce dernier savait vraiment de quoi les autorités le soupçonnaient. « Peut-être que mon fils a vraiment fabriqué le programme, mais savait-il à quoi il était destiné ? A-t-il été forcé ? »

Il explique que le jeune homme avait fait un bon coup d'argent en investissant il y a plusieurs années dans les bitcoins, une monnaie électronique dont la valeur a littéralement explosé depuis. Les trois maisons dont les autorités locales ont fait état incluaient les résidences destinées à loger la famille de sa femme thaïlandaise, qui devait accoucher sous peu d'une petite fille, selon lui.

Des funérailles auront lieu en Thaïlande, puis le corps sera rapatrié au Québec pour une cérémonie avec sa famille.

Le FBI et la GRC n'ont toujours pas rendu publics les résultats de leur enquête, qui est toujours en cours.




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