Propos haineux: Antonio Padula plaide coupable... et est absous

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La police avait recueilli un grand nombre de tweets analogues d'Antonio Padula qui, interprétés au sens littéral, semblaient de réels appels à la haine.

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Antonio Padula, ce quadragénaire de Kirkland arrêté pour avoir tweeté des propos qui fomentaient la haine contre les musulmans après l'attentat de la mosquée de Québec, a plaidé coupable hier, même s'il a toujours maintenu que ses propos étaient sarcastiques.

Le résidant de l'ouest de l'île de Montréal âgé de 46 ans s'en tirera toutefois avec une absolution et ne sera pas obligé de traîner un casier criminel toute sa vie pour une série de gazouillis. Il sera soumis à une probation pendant un an, au cours de laquelle il lui sera interdit d'utiliser les réseaux sociaux.

La poursuite a retiré un deuxième chef d'accusation de menace dans le cadre de cette reconnaissance de culpabilité à l'accusation d'avoir fomenté volontairement la haine.

Des échanges virulents

M. Padula, qui s'exprimait sous le pseudonyme @Hermit_Spirit sur Twitter jusqu'à son arrestation, avait 75 abonnés sur le réseau social.

En février, La Presse avait retracé plusieurs de ses échanges publics virulents avec des gens qui paraissent très critiques, voire hostiles, à l'islam ou aux musulmans.

M. Padula se disputait avec eux et utilisait à répétition ce qu'il a décrit comme du sarcasme ou de l'hyperbole pour les attaquer. À un internaute, il a lancé : «Tu dois être un héros pour ta famille et ton pays, prends ton gun et va tuer des musulmans, avant qu'ils décapitent un autre Américain.»

La police avait recueilli un grand nombre de tweets analogues qui, interprétés au sens littéral, semblaient de réels appels à la haine.

Or, le fait que ces propos répétés dans la sphère publique aient été tenus d'une manière que l'accusé disait sarcastique ne faisait pas de réelle différence en ce qui a trait à l'accusation d'avoir «fomenté la haine», a souligné la procureure de la poursuite hier. L'important était que ces propos pouvaient avoir un réel impact auprès du public qui y a accès sur le web.

Les propos reprochés à M. Padula avaient été diffusés en janvier, quelques jours après l'attentat antimusulman qui avait fait six morts dans une mosquée de Québec. La Sûreté du Québec avait alors reçu en quelques jours près de 200 signalements relatifs à des propos haineux ou violents. 

Dans le cas de M. Padula, c'est l'équipe de vigie des réseaux sociaux du corps policier qui l'avait repéré.




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