Abus de confiance: enquête préliminaire pour deux policiers du SPVM

David Chartrand... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, archives LA PRESSE)

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David Chartrand

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Daniel Renaud
La Presse

Les policiers Fayçal Djelidi et David Chartrand, arrêtés il y a un an pour une affaire de parjure et d'entrave à la justice à l'issue d'une enquête interne baptisée Escouade qui a mené à l'affaire Lagacé, ont commencé à subir leur enquête préliminaire, ce matin, au Palais de justice de Montréal.

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Fayçal Djelidi

Photo fournie par Les Actualités CDN-NDG

L'enquête préliminaire permet aux accusés de tester la preuve obtenue contre eux et, le cas échéant, de contester les ou des chefs d'accusation.

Un interdit de publication nous empêche de dévoiler les détails de cette étape, qui devrait durer au moins une semaine, et au cours de laquelle plusieurs témoins seront entendus.

Le premier d'entre eux à défiler devant le juge Robert Marchi de la Cour du Québec est le sergent détective Normand Borduas des Enquêtes spéciales, l'un des deux principaux enquêteurs du projet qui a mené aux arrestations des policiers Djelidi et Chartrand.

Une quinzaine de collègues de ces derniers se sont présentés ce matin au Palais de justice pour les appuyer.

Les enquêteurs Djelidi et Chartrand sont suspendus sans traitement depuis leur arrestation. Ils étaient, jusqu'à leur suspension, membres de l'ancienne section Gang de rue et stupéfiants de la Division Sud. Ils font face à des chefs d'accusation de parjure et de tentative d'entrave à la justice. Faycal Djelidi fait également face à des accusations de sollicitation, d'obtention de services sexuels moyennant rétributions et d'abus de confiance.

Faux informateur

Les deux hommes ont été arrêtés le sept juillet 2016. Officiellement, l'enquête Escouade tire son origine d'irrégularités dans le contrôle d'informateurs. Deux autres policiers avaient été arrêtés à l'issue de cette enquête, mais n'ont pas été accusés.

Selon les informations de l'époque, des informations auraient été exagérées dans la rédaction d'un affidavit au soutien d'un mandat pour effectuer une saisie de 10 kg de cocaïne dans le cadre du Grand Prix. Sauf que la source qui a donné des informations aux enquêteurs pour mener à bien cette frappe - qui était fictive - était en réalité un agent double de la GRC.

Durant l'enquête Escouade, les enquêteurs auraient par ailleurs constaté des contacts entre le policier Djelidi et le chroniqueur de La Presse Patrick Lagacé. Ils ont demandé et obtenu un mandat d'écoute visant principalement Fayçal Djelidi, mais dans lequel ils ont aussi demandé d'intercepter les communications privées des journalistes de La Presse Patrick Lagacé et Vincent Larouche, et une dizaine de policiers, principalement des collègues de Fayçal Djelidi et David Chartrand.

Ce mandat est l'un des éléments centraux de la Commission Chamberland sur la protection des sources journalistiques dont les audiences se terminent aujourd'hui. Normand Borduas et son coenquêteur, Iad Hanna, ont témoigné durant les travaux.

Pour joindre Daniel Renaud en toute confidentialité, composez le (514) 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l'adresse postale de La Presse.




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