Un détenu en fauteuil roulant réclame 100 000 $

Shane Kenneth Maloney, surnommé « Wheels », est en prison depuis... (Photo Marco Campanozzi, Archives La Presse)

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Shane Kenneth Maloney, surnommé « Wheels », est en prison depuis novembre 2012.

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Shane Kenneth Maloney, considéré par la police comme un lieutenant de la pègre irlandaise, réclame 100 000 $ en dommages au Procureur général du Canada, pour les 84 jours « de torture » qu'il estime avoir passés à l'établissement de Sainte-Anne-des-Plaines en 2013 et 2014.

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Shane Kenneth Maloney

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L'homme de 39 ans est confiné à un fauteuil roulant depuis une quinzaine d'années, conséquence d'un accident de moto qui l'a laissé paraplégique. Celui qui est surnommé « Wheels » a été arrêté en novembre 2012, dans le cadre de l'opération policière Loquace, qui visait 90 personnes. 

M. Maloney n'a pas retrouvé sa liberté depuis, d'autant qu'il a purgé une peine de deux ans pour une tout autre affaire. Son procès relatif à l'opération Loquace, qui concernait de grandes quantités de drogues et des armes, n'a pas commencé.

Depuis 2012, M. Maloney a été incarcéré à Rivière-des-Prairies, à Sainte-Anne-des-Plaines et à Donnacona. Dans sa poursuite en dommages, il soutient qu'il n'a pas été traité adéquatement à Sainte-Anne-des-Plaines, compte tenu de son état de santé. Il y est resté du 30 décembre 2013 au 12 janvier 2014, et du 11 février au 21 avril 2014.

Il raconte que dès son arrivée à cet endroit, le médecin a modifié une partie de sa médication et ordonné un sevrage intensif de certains autres médicaments, sans le voir ou le consulter. M. Maloney affirme avoir en conséquence été plongé dans un état de souffrance et de détresse intenses. État qui s'est prolongé même après qu'il a rencontré le médecin, le 14 janvier, et qu'il y a eu évaluation complète de sa médication. 

Pendant son séjour, M. Maloney affirme avoir eu des douleurs au dos intenses et permanentes qui le forçaient à rester alité toute la journée. Il a eu des gales au visage, des plaies de lit, était frustré et dépressif. Il a perdu l'appétit, son énergie, son enthousiasme et beaucoup de poids. 

Avant d'être incarcéré, et malgré son handicap, sa santé était bien meilleure. D'autant que sa conjointe était à ses côtés pour l'aider et veiller à ses besoins.

Quoi qu'il en soit, M. Maloney soutient qu'il n'a pas eu ce type de problème dans les autres centres de détention. Il estime avoir vécu à Sainte-Anne-des-Plaines de graves préjudices qui ne sont pas des conséquences raisonnables de sa détention.

PAS UNE PREMIÈRE

Ce n'est pas la première fois que M. Maloney se plaint de ses conditions de détention. Plus tôt cette année, il s'est adressé à la Cour supérieure pour dénoncer le fait qu'il était gardé à l'infirmerie de l'établissement de Rivière-des-Prairies depuis son arrivée, en avril 2015. Il était classé comme détenu à haut risque en matière de sécurité. Il voulait être placé avec la population carcérale générale et contestait sa classification de sécurité évaluée à haut risque, ainsi que la politique qui faisait en sorte qu'on plaçait les détenus ayant un état médical particulier dans l'infirmerie. 

Les autorités carcérales avaient rétorqué que le fauteuil roulant soulevait un enjeu de sécurité. Outre le fait qu'il pourrait servir à faire de la contrebande, ses pièces de métal pourraient aussi être transformées en armes. Le juge James Brunton avait conclu que les conditions de détention de M. Maloney n'étaient pas cruelles ou inusitées, mais il avait tout de même recommandé une réévaluation de sa cote de sécurité. M. Maloney s'est ensuite adressé à la Cour d'appel.




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