Aucune accusation contre le policier qui a tué Alain Magloire

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Alain Magloire

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Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ne déposera aucune accusation criminelle contre le policier qui a tué Alain Magloire, un homme en crise armé d'un marteau, au centre-ville de Montréal en février dernier.

La nouvelle vient d'être annoncée à la famille Magloire et confirmée par le DPCP. Les procureurs chargés du dossier ont étudié les résultats de l'enquête, menée par la Sûreté du Québec puisque ce sont des policiers de Montréal qui sont en cause. Ils ont déterminé que rien dans l'intervention policière ne méritait le dépôt d'accusations.

Alain Magloire était vraisemblablement en état de détresse psychologique lorsqu'il avait été abattu, marteau à la main.

L'homme de six pieds six, père de deux fillettes et fils de l'ancien ministre haïtien de la Justice René Magloire, avait été chercheur en biochimie et intervenant auprès d'enfants handicapés durant près d'une décennie. Mais selon sa famille, sa vie a basculé au milieu des années 2000. C'est la prise de drogue dans un rave qui aurait allumé l'étincelle de la maladie mentale, croient ses proches.

Enquête publique à venir

L'absence d'accusations criminelles ne signifie toutefois pas que le dossier est clos. Le bureau du Coroner avait aussi annoncé la tenue d'une enquête publique, parallèle à l'enquête policière, après le drame.

« Compte tenu que certaines interventions d'urgence dans des lieux publics auprès de personnes souffrant de troubles de santé mentale ont donné lieu à des décès au cours des dernières années, il apparaît opportun de procéder à une enquête publique afin d'examiner les interventions d'urgence faites auprès de personnes chez qui on soupçonne la présence de problèmes de santé mentale », avait expliqué l'organisme.

Depuis 2011, plusieurs personnes aux prises avec un problème de santé mentale ont été abattues par la police. Mario Hamel, Farshad Mohammadi et Jean-François Nadreau ont aussi connu ce triste destin. Tous avaient deux choses en commun : ils étaient armés d'un objet menaçant et en crise.




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