Un bar qui aurait refusé des Noirs est condamné

Un bar de Montréal a été condamné à verser 5000$ à un client qui n'a pu entrer... (PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE)

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Marie-Michèle Sioui
La Presse

Un bar de Montréal a été condamné à verser 5000$ à un client qui n'a pu entrer dans son établissement en raison de la couleur de sa peau.

La décision, rendue en mai par le Tribunal des droits de la personne, concerne des événements survenus en octobre 2009 au Club Millénium, un bar de Saint-Léonard connu des milieux policiers pour les bagarres et perquisitions qui y avaient lieu régulièrement.

Le tribunal a conclu que le bar avait «compromis le droit et la dignité» de Georges Congrea et de son ami, à qui le portier Vladimir Clairsaint aurait refusé l'accès en utilisant la raison suivante: «Vous êtes noirs.»

Un mois auparavant, une bagarre impliquant des Noirs avait eu lieu au Millénium. C'est pour cette raison que le portier Vladimir Clairsaint, condamné pour sa part à verser 1000$ au plaignant, a interdit l'accès aux deux hommes. «Depuis ce temps, on ne laisse plus de Noirs entrer, sauf s'ils sont connus de l'établissement ou s'ils sont en compagnie d'amis blancs», aurait dit le portier, selon la version de Georges Congrea. Le portier affirme qu'il a plutôt refusé l'accès au plaignant et à son ami en raison de leur attitude, jugée «agressive».

Le propriétaire du Club Millénium, Claude Walbrecq, assure que son bar n'a jamais eu de politique de discrimination à l'égard des Noirs. Le tribunal n'a pas confirmé l'existence d'une telle directive non plus, mais il a tout de même choisi de retenir la version des faits de Georges Congrea au motif que l'explication de Clairsaint était «peu vraisemblable».

Bagarres et GBH

Le Club Millénium a fait les manchettes à quelques reprises, notamment en 2006 et en 2009, quand son permis d'alcool a été suspendu. Bagarres, violence et intoxications au GHB étaient régulièrement recensées dans l'établissement, fréquenté par des gangs de rue qui auraient, eux, été ciblés par une politique d'entrée, selon le tenancier du bar.

Le Millénium a changé de nom pour devenir le Bar La Folie en 2009. Une perquisition menée dans l'établissement en 2011 a permis de saisir de la cocaïne, de l'ecstasy et de la métamphétamine. Le bar est actuellement fermé, mais son permis est toujours en vigueur.




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